Mounib djamali's profileLA RAGE DU PEUPLE !! LA...PhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    SOLIDARITE GAZA PALESTINE

    SOLIDARITE  GAZA  PALESTINE

    CONTRE  LE  BLOCUS

    ET  LES  CRIMES  DE  GUERRE  D'ISRAEL

     

    SAMEDI  6  DECEMBRE  2008

     

    JOURNEE  NATIONALE  D'ACTION

     

     

    Jusqu'à quand nous tairons-nous devant la mort lente subie par la population de Gaza (1.500.000 personnes) depuis janvier 2006 suite au blocus terre-air-mer imposé par la puissance coloniale sioniste, qui peut compter sur le silence complice de l'Union Européenne et de la France et sur la collaboration active de certains Etats arabes tels que l'Egypte, en vue de mettre les Palestiniens à genoux.

     

    En conséquence de cette guerre :

     

    80% de la population de Gaza vit en-dessous du seuil de pauvreté, 1.100.000 personnes dépendent des aides humanitaires, 60% des enfants souffrent de malnutrition, 260 personnes sont mortes soit parce qu´elles ont été empêchées d´aller se faire soigner à l´étranger, soit par manque de médicaments.

    Le taux de chômage atteint 65%, 97% des usines et des ateliers ont cessé de travailler, le revenu par personne est de 443 euros par an, soit 1.36 euros par jour.

    La liberté de circulation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie , Jérusalem et le monde extérieur est bloquée, plus de 1.500 cargaisons et containers de matières premières sont détenus dans les ports israéliens, les projets de construction et de développement des hôpitaux, des cliniques et d´établissements éducatifs sont suspendus et les coupures de courant dépassent les 10 heures par jour.

    MANIFESTATION

    SAMEDI 6 DECEMBRE 2008

    DEPART 15 HEURES

     

    METRO DENFERT ROCHEREAU

    JUSQU'A L'INSTITUT DU MONDE ARABE

     

     

    Premiers signataires :

    Association des Palestiniens en France (Al Jaliya), Comité palestinien pour le droit au retour, Ijtihad, ISM France, Euro-Palestine

    MANIFESTE POUR LA RAGE DU PEUPLE !

    Juste pour vous dire que ce blog a quelques problemes, la suite continue ici : http://ecolomuslim.free.fr/resistances/

     

    En direct de marseille

    ” Nous sommes une rage qui se développe dans les ruelles du monde. Nous sommes des jeunes, de cœur et d’esprit, habite d’un désir de transformer notre condition. Nous sommes des citoyens qui en ont ralbol de voir nos droits et notre liberté menacée par une mondialisation qui nous incarcère dans une prison à ciel ouvert. Nous avons décidé de nous unir afin de pouvoir lutter humblement.

    Nous sommes un mouvement qui se diffuse de bouche à oreille tel une rumeur qui circule dans nos vies. Nous sommes une unité indivisible qui traverse les siècles. Nous sommes un peuple libre, debout, le poing levé. Nous souhaitons développer la conscience et l’information libre et critique. Nous sommes des gens du peuple qui ne croit plus aux politiciens, mais qui veulent redonner un sens au mot politique. Parfois nous nous sentons isolés, laissés pour compte et mis en marge de la société, exclus et non écoutés, nous ne rentrons pas dans le moule. Pourtant nous sommes un réseau de citoyen du monde, et nous échangeons nos idées, nos expériences et nos alternatives, en dehors des partis politiques, ou lobbies d’influence.

    Nous venons d’horizons divers, de cultures différentes et métissées. Nous venons des ruelles sombres, des grandes tours, des ensembles dont l’horizon est compose de béton sans espace vert. Nous sommes méditerranéen. Résistants dans les montagnes des Alpes. Nous venons de Bretagne. Nous parcourons le Tibet et les montagnes de l’Himalaya, source du gange. Nous venons d’Amérique du sud, d’Argentine, pays des piqueteros. Nous venons des Hauts plateaux Ethiopiens, d’Afrique et des îles caraïbes. Nous sommes issus de la Terre qui nous accueille. Nous sommes les enfants de la terre qui souffre, nous avons souffert avec elle ; qui crie, nous crions avec elle ; qui se rebelle, nous nous rebellons avec elle.

    Alors nous avons dit Basta !Nous luttons contre les dictatures du capitalisme, le libéralisme et le jeu des puissants. Nous combattons toutes les formes d’oppression de l’homme et de son environnement. Nous dénonçons les manipulations et les conspirations. Nous ne voulons pas rester spectateur d’un monde qui ne nous satisfait pas. Nous luttons contre les formes de pollution qui nous empoisonnent. Nous sommes contre le pouvoir, inutile et destructeur, de quelques uns et contre le malheur de tous. Nous sommes contre l’exclusion la répression et la discrimination. Nous sommes contre la dictature et la démocratie des élites.

    Nous sommes pour la conscience et l’éveil de nos frères et sœurs. Nous sommes pour l’autodéfense et vers la chute définitive du gouvernement. Nous voulons vivre libre. Nous sommes pour la survie de l’espèce humaine, et des espèces vivantes. Nous sommes pour la paix et l’autogestion dans notre environnement Nous sommes pour reprendre nos droits, pour la démocratie du pouvoir d’agir. Le pouvoir est au peuple et ne peut être confisqué. Nous sommes pour le changement de l’organisation du monde. Nous sommes pour la découverte de la richesse de chacun, et la mise à profit de nos différentes qualités. Chacun d’entre nous à une étoile qui brille et tend à émerveiller le monde. Nous sommes acteurs de la transformation sociale, nous agissons local et pensons global, et nous souhaitons apprendre humblement tout ce que peuvent nous transmettre les peuples du monde : leurs luttes, leurs traditions ancestrales, leurs vies. Nous sommes inscrit dans une lignée qui remonte à la nuit des temps, et nous ne pouvons oublier, nous oublier. Nos esprits sont ouverts sur le monde, enrichis par chacun et conscients des luttes historiques.

    Nous investissons la place publique, à travers les concerts, les médias libre, les espaces ouverts, les manifestations, les blocages des lieux symboliques.. Nous allons vers un homme meilleur, réveille, émancipe, responsabilise avec des relations humaines basées sur le partage, la confiance, la coopération, l’échange, la joie… Notre inspiration vient de nos enfants, c’est notre force, notre confiance. Notre inspiration nous vient des révolutionnaire, zapatiste, sankariste, guevarriste, … Nous avançons vers plus de justice. Nous allons vers la concrétisation de nos utopies dans nos manières de vivre.

    Nous sommes sur un chemin et nous avançons libre. Nous allons vers une autonomie de chaque individu pour un meilleur partage collectif. Nous allons vers une décroissance joyeuse de la consommation. Nous sommes la rage du peuple, une rage positive, fédératrice, porteuse d’espoir et de changements. ”

    http://www.laragedupeuple.org/

    Le Monde de Sophie et l’État d’Israël


    Par Jostein Gaarder
    lundi 14 août 2006

     Jostein Gaarder est un éminent écrivain norvégien. Il est notamment l’auteur du best-seller « Le Monde de Sophie », dont vingt-cinq millions d’exemplaires ont été vendus dans le monde entier, en cinquante-trois langues.

    « Nous ne reconnaissons plus l’ Etat d’Israël. C’est une décision sans appel. L’Etat d’Israël a violé la reconnaissance du monde, et il n’obtiendra pas la paix tant qu’il ne déposera pas ses armes. L’Etat d’Israël, sous sa forme actuelle, appartient au passé », écrit Jostein Gaarder.

    Il n’y aura pas d’appel. Il est temps de retenir une nouvelle leçon : nous ne reconnaissons plus l’Etat d’Israël. Nous n’avons pas reconnu le régime d’apartheid en Afrique du Sud, et nous n’avons pas non plus reconnu le régime des Taliban en Afghanistan. Puis il y eut beaucoup de gens qui ne reconnurent pas le régime de Saddam Hussein en Irak, ou l’épuration ethnique perpétrée par les Serbes (sic ! ndt). Il faut nous habituer à cette idée : l ’Etat d’Israël, sous sa forme historique, appartient désormais au passé.

    Nous n’adhérons pas à la notion d’un peuple « élu de Dieu ». Le caprice de ce peuple nous fait marrer, mais nous pleurons devons ses méfaits. Se comporter en « peuple élu de Dieu », c’est être non seulement stupides et arrogants, mais c’est commettre un crime contre l’humanité. Cela s’appelle le racisme.

    La tolérance a des limites

    Notre patience atteint ses limites, et notre tolérance n’est pas infinie. Nous ne croyons pas aux promesses divines en tant que prétextes pour occuper le territoire d’autrui et pratiquer la discrimination raciale. Nous avons laissé le Moyen Âge derrière nous. Ceux qui croient que le dieu [qui a créé]

    la flore, la faune et les galaxies aurait choisi un peuple, entre mille, pour en faire son chouchou et [lui] aurait remis ses idioties de tables, de buissons ardents et de permis de tuer nous font marrer, mais pas vraiment de gaîté de cour.

    Nous appelons un massacreur de bébés « massacreur de bébés », et nous n’ accepterons jamais qu’un peuple tel celui-ci ait reçu on ne sait trop quel mandat divin, ou même [simplement] historique, qui excuserait ses exactions. Nous disons, simplement : toute forme d’apartheid, toute forme d’épuration ethnique et toute forme de frappe terroriste contre des civils, que ce soit par le Hamas, le Hizbullah ou l’Etat d’Israël sont honteux !

    Un art de la guerre dénué de tout scrupule

    Nous reconnaissons et nous assumons la profonde responsabilité de l’Europe dans le calvaire des juifs, avec notamment le harcèlement pitoyable, les pogromes et l’Holocauste dont ils ont été les victimes. Il était nécessaire, historiquement et moralement, que les juifs obtiennent leur propre pays. Toutefois, l’Etat d’Israël, avec son art de la guerre dénué de tout scrupule et ses armes atroces, a massacré sa propre légitimité. Cet Etat a constamment violé le droit international, les conventions internationales et d’innombrables résolutions de l’Onu, dont il ne peut par conséquent plus escompter que cette organisation continuera à le protéger. Il a bombardé en tapis la reconnaissance du monde entier.

    Mais ne craignez plus ! Les Tribulations vont bientôt prendre fin. L’Etat d’Israël a désormais connu son Soweto. Nous sommes aujourd’hui arrivés au bord de la chute d’eau. Impossible de retourner en arrière. L’Etat d’Israël a violé la reconnaissance mondiale, et il ne connaîtra aucune paix, tant qu’il n’aura pas déposé les armes. Sans aucune défense, dénudé y compris de sa peau Puissent l’esprit et le logos faire tomber les murs d’apartheid d’Israël.

    L’ Etat d’Israël n’existe pas. Il est aujourd’hui sans défense, il est dénué y compris de sa peau. Puisse maintenant le monde avoir pitié de la population civile ; car notre prophétie de désolation ne bien entendu nullement les civils en tant qu’individus. Nous souhaitons le bien au peuple d’Israël, rien d’autre que le bien.

    Mais nous nous réservons le droit de ne pas manger d’oranges provenant de Jaffa aussi longtemps qu’elles auront un goût de sang et qu’elles seront empoisonnées. On s’est abstenu, durant quelques années, de déguster les raisins bleus de l’apartheid, et nous avons survécu.

    Ils célèbrent leurs triomphes

    Nous ne pensons pas qu’Israël se lamente autant pour les quarante enfants libanais tués qu’il le fait au sujet des quarante années passées dans le désert, voici trois mille ans. Nous relevons que beaucoup d’Israéliens célèbrent ce genre de triomphes de la même manière qu’ils fêtèrent jadis les plaies [envoyées par le] Seigneur en guise de « punition méritée » du peuple d’Egypte (dans ce récit, le Seigneur Dieu d’Israël s’avère un sadique insatiable.) Nous nous interrogeons : la plupart des Israéliens pensent-ils vraiment qu’une vie israélienne vaut plus que quarante vies palestiniennes, ou libanaises ?

    En effet, nous avons vu les photos de petites filles israéliennes inscrivant des messages de haine sur les bombes qui allaient être déversées sur les populations civiles du Liban et de la Palestine. Ces petites filles israéliennes ne sont pas mignonnes, quand elles ont les yeux brillants de haine sadique en pensant à la mort et à la torture que déverse leur pays de l’autre côté des deux fronts.

    Représailles et vengeances sanglantes

    Nous ne reconnaissons pas le discours de l’Etat d’Israël. Nous ne reconnaissons pas la spirale des représailles et des vengeance sanglantes dans la lignée de l’adage « oeil pour oeil, et dent pour dent ». Nous ne reconnaissons pas le principe de dix ou mille yeux arabes pour un oeil israélien. Nous ne reconnaissons pas les punitions collectives, ni l’ éclaircissement des populations en guise d’armes politiques. Deux mille ans se sont écoulés, depuis qu’un rabbin juif a critiqué la doctrine archaïque « ’oeil pour oeil, et dent pour dent ».

    Ce rabbin juif a dit : « ’Faites à autrui ce que vous voudriez qu’ils vous fît. » Nous en reconnaissons pas un Etat fondé sur des principes anti-humanistes et sur les ruines d’une religion archaïque nationaliste et belliqueuse. Ou, comme l’a dit Albert Schweitzer : « L’humanitarisme consiste à ne jamais sacrifier un être humain pour une quelconque cause. »

    Compassion et pardon

    Nous ne reconnaissons pas l’antique Royaume de David comme modèle pour la carte du Moyen-Orient au vingt-et-unième siècle. Le rabbin évoqué plus haut a affirmé, voici deux mille ans, que le Royaume de Dieu n’est pas la restauration manu militari du Royaume de David ; le Royaume de Dieu est en nous, et au milieu de nous. Le Royaume de Dieu est compassion et pardon.

    Deux mille ans ont passé, depuis que le rabbin juif a désarmé et totalement humanisé la vieille rhétorique guerrière. Mais, déjà de son temps, les premiers terroristes sionistes étaient agissants.Israël n’écoute pas Depuis deux mille ans, nous avons révisé l’abécédaire de l’humanisme, mais Israël n’écoute pas. Ce ne sont pas les Pharisiens, qui ont aidé cet homme abandonné au bord du chemin, après avoir été la victime de voleurs. Non. C’était un Samaritain. Aujourd’hui, nous dirions : un Palestinien. Nous sommes hommes, en premier. Ce n’est qu’en second lieu que nous sommes chrétiens, musulmans, ou juifs. Mais, comme l’a dit notre rabbin juif : «  Mais si vous n’honorez que vos frères, alors, que faites-vous de plus (de mieux) que les autres ? » Nous n’acceptons pas que l’on kidnappe des soldats. Mais nous n’acceptons pas, non plus, la déportation de populations entières ou l’ enlèvement de parlementaires démocratiquement élus et de ministres.

    Nous reconnaissons l’Etat d’Israël de 1948. Pas celui de 1967. C’est l’Etat d’Israël lui-même, qui ne reconnaît pas, qui ne respecte pas, qui ne se conforme pas à l’Etat internationalement reconnu qu’est l’Israël de 1948. Israël veut plus - plus d’eau, et plus de terres. Pour obtenir cela, il en est qui envisage, avec l’assistance de Dieu, prétendent-ils, une solution finale au « problème palestinien ». « Les Palestiniens disposent déjà de si nombreux pays », ont osé arguer certains hommes politiques israéliens ; « or nous, nous n’en avons qu’un. »

    Les Etats-Unis, ou le monde entier ?

    Ou, comme le dit le principal protecteur de l’Etat d’Israël : « Puisse Dieu continuer à bénir l’Amérique ! ». Une petite fille remarqua ceci. Elle alla voir sa mère et lui demanda : « Pourquoi le Président termine toujours ses discours en disant : « Que Dieu bénisse l’Amérique ! » ? Pourquoi ne dit-il pas : « Que Dieu bénisse le monde ! » ? » Et puis, il y avait aussi un poète norvégien qui avait laissé échapper ce cri du cour apparemment enfantin : « Pourquoi l’Humanité est-elle si lente à progresser ? » C’est ce même poète qui a écrit magnifiquement sur le thème de l’Homme juif et de la Femme juive. Mais il a rejeté la notion du peuple élu de Dieu. Personnellement, il aimait se qualifier lui-même de musulman.

    Sérénité et miséricorde

    Nous ne reconnaissons pas l’Etat d’Israël. Pas aujourd’hui, pas en écrivant ceci, pas à l’heure du deuil et de l’affliction. Si la nation israélienne toute entière doit un jour tomber, victime de ses propres procédés, et si une partie de sa population doit fuir ses territoires occupés vers une nouvelle diaspora, alors, nous dirons : « Puissent leurs nouveaux pays demeurer sereins et faire montre de miséricorde à leur égard. » C’est un crime éternel, sans aucune circonstances atténuantes, que de porter la main sur un des réfugiés apatrides.

    Paix et libre circulation, pour les évacués, pour les civils ne bénéficiant plus de la protection d’un Etat. Ne tirez pas sur les fugitifs ! Ne les prenez pas pour cibles ! Ils sont désormais totalement vulnérables - comme des escargots sans coquille. Ils sont vulnérables, comme les lentes caravanes des réfugiés palestiniens et libanais, aussi désarmés que les femmes, les enfants et les vieillards de Cana, de Gaza, de Sabra et de Chatila. Donnez un abri aux réfugiés israéliens ; donnez-leur du lait et du miel !

    Qu’aucun enfant israélien ne paie [les crimes de l’Etat sioniste] de sa vie. Car trop d’enfants et de civils ont d’ores et déjà été assassinés.

    par Jostein Gaarder in Aftenposten (Norvège), 5 août 2006, Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft

    http://altermonde-levillage.nuxit.net/article.php3?id_article=6600

    Refuzniks, la seule fierté d'Israel !

    HONNEUR À ITZIK SHABBAT, PREMIER REFUZNIK DE LA GUERRE DU LIBAN

    Le sergent de réserve Itzik Shabbat, 28 ans, est devenu mardi le premier objecteur de conscience israélien à refuser publiquement de servir la nouvelle guerre contre le Liban, rapporte mercredi la journaliste du Haaretz Lili Galili.

    Réalisateur de télévision, Shabbat est un habitant de Sderot, cette ville voisine de la bande de Gaza régulièrement visée par les tirs de Qassams palestiniens.

    Sderot est aussi la ville d’origine du ministre de la "défense" Amir Peretz, une ex "colombe" reconvertie en criminel de guerre.

    Itzik Shabbat a reçu lundi un ordre de mobilisation, en tant que réserviste, pour effectuer une période dans les territoires palestiniens occupés. Le gouvernement israélien a en effet augmenté, depuis son attaque du Liban, les mobilisations de réservistes, afin de dégager des troupes supplémentaires du service actif envoyées au Liban ou vers le Liban.

     Mardi soir, Shabbat n’avait pas encore décidé quelle forme publique il donnerait à son refus, indique Lili Galili : ou bien rejoindre son cantonnement de réserviste et y annoncer sa décision à la hiérarchie galonnée, ou bien plus simplement rester à la maison, et accepter d’être enregistré comme déserteur.

    « Je sais que je vais être attaqué par certains, qui fustigeront mon refus alors même que les Qassams tombent sur ma ville et que les Katyuchas touchent le nord. Mais de mon point de vue, mon geste est la seule manifestation capable de mettre fin à cette folie, et il est important de mettre à nu cette fausse impression que tout le monde, à l’arrière, soutient cette guerre inutile, fondée sur un discours mensonger », déclare Shabbat à Lili Galili.

     « Il faut bien qu’il y en ait un qui soit le premier à briser le silence, et ce sera moi. Il est vraiment honteux que mon ordre de mobilisation ait été signé par un autre habitant de Sderot, le ministre de la Défense Amir Peretz », ajoute-t-il.

     Shabbat précise qu’il a déjà informé ses supérieurs, et qu’il est prêt à subir des sanctions.

    Aux mails citoyens !!!!!!!!!! Vive le Liban libre !!

    Ne détournons pas notre regard de celui des PALESTINIENS et de LIBANAIS 
     

    NE DÉTOURNONS PAS NOTRE REGARD DE CELUI DES PALESTINIENS ET DES LIBANAIS.
    CONTINUONS D’ÉCRIRE NOTRE OPPOSITION À CE GÉNOCIDE.
    OBLIGEONS LES « RESPONSABLES » DE CE MONDE ET NOS DÉPUTÉeS À NE PAS DÉTOURNER LE LEUR !

    The White House
    M.Georges W.BUSH
    President of United States of America
    1600 Pennsylvania Avenue NW
    Washington, DC 20500

    E-Mail : Vice President Richard Cheney :
    vice_president@whitehouse.gov

    M.José Manuel Barroso
    Secrétaire de la commission européenne
    Union Européenne
    B-1049 bruxelles
    Belgique

    M.Kofi Annan
    Secrétaire général de l’ONU
    U.N. Headquarters
    First Avenue at 46th Street
    New York, NY 10017

    Jacques Chirac
    Président de la république française
    Palais de l’Élysée
    55, rue Faubourg saint-honoré
    75008 Paris

    Courriel à Jacques Chirac : [-

    Listes pour envoi groupé à nos députéEs de l’assemblée nationale. COPIEZ les listes et COLLEZ-LES sur votre ligne Adresse de votre envoi :

    LES DÉPUTÉeS JOIGNABLES A-E-F-G-H-I-J-K

    jpabelin@assemblee-nationale.fr, jcabrioux@assemblee-nationale.fr, bacoyer@assemblee-nationale.fr, padam@assemblee-nationale.fr, maeschlimann@assemblee-nationale.fr, palbertini@assemblee-nationale.fr, aalmont@assemblee-nationale.fr, pedmondmariette@assemblee-nationale.fr, hemmanuelli@assemblee-nationale.fr, mhdesesgaulx@assemblee-nationale.fr, cevin@assemblee-nationale.fr, lfabius@assemblee-nationale.fr, afacon@assemblee-nationale.fr, plfagniez@assemblee-nationale.fr, ffalala@assemblee-nationale.fr, yfavennec@assemblee-nationale.fr, gfenech@assemblee-nationale.fr, pfeneuil@assemblee-nationale.fr, jmferrand@assemblee-nationale.fr, aferry@assemblee-nationale.fr, dfidelin@assemblee-nationale.fr, aflajolet@assemblee-nationale.fr, jfloch@assemblee-nationale.fr, jcflory@assemblee-nationale.fr, pfolliot@assemblee-nationale.fr, pforgues@assemblee-nationale.fr, jmfourgous@assemblee-nationale.fr, mfrancaix@assemblee-nationale.fr, mfrancina@assemblee-nationale.fr, afranco@assemblee-nationale.fr, jfraysse@assemblee-nationale.fr, pfrogier@assemblee-nationale.fr, yfromion@assemblee-nationale.fr, cgaillard@assemblee-nationale.fr, ggaillard@assemblee-nationale.fr, cgallez@assemblee-nationale.fr, rgalydejean@assemblee-nationale.fr, dgard@assemblee-nationale.fr, jpgarraud@assemblee-nationale.fr, dgarrigue@assemblee-nationale.fr, cgatignol@assemblee-nationale.fr, jgaubert@assemblee-nationale.fr, jdegaulle@assemblee-nationale.fr, jjgaultier@assemblee-nationale.fr, ngautier@assemblee-nationale.fr, cgenisson@assemblee-nationale.fr, ggeoffroy@assemblee-nationale.fr, agerin@assemblee-nationale.fr, agest@assemblee-nationale.fr, jmgeveaux@assemblee-nationale.fr, pgiacobbi@assemblee-nationale.fr, fgilard@assemblee-nationale.fr, bgilles@assemblee-nationale.fr, gginesta@assemblee-nationale.fr, caginesy@assemblee-nationale.fr, jpgiran@assemblee-nationale.fr, jgiraud@assemblee-nationale.fr, mgiro@assemblee-nationale.fr, lgiscarddestaing@assemblee-nationale.fr, jglavany@assemblee-nationale.fr, cgoasguen@assemblee-nationale.fr, jgodfrain@assemblee-nationale.fr, pgoldberg@assemblee-nationale.fr, fmgonnot@assemblee-nationale.fr, ggorce@assemblee-nationale.fr, jpgorges@assemblee-nationale.fr, agouriou@assemblee-nationale.fr, jpgrand@assemblee-nationale.fr, cgreff@assemblee-nationale.fr, mgremetz@assemblee-nationale.fr, jgrenet@assemblee-nationale.fr, ggrignon@assemblee-nationale.fr, fgrosdidier@assemblee-nationale.fr, agrosskost@assemblee-nationale.fr, sgrouard@assemblee-nationale.fr, pgruny@assemblee-nationale.fr, lguedon@assemblee-nationale.fr, jcguibal@assemblee-nationale.fr, lguichon@assemblee-nationale.fr, eguigou@assemblee-nationale.fr, fguillaume@assemblee-nationale.fr, jjguillet@assemblee-nationale.fr, cguilloteau@assemblee-nationale.fr, pguinchard@assemblee-nationale.fr, dhabib@assemblee-nationale.fr, ghage@assemblee-nationale.fr, ghamel@assemblee-nationale.fr, ehamelin@assemblee-nationale.fr, jhart@assemblee-nationale.fr, mheinrich@assemblee-nationale.fr, phellier@assemblee-nationale.fr, lhenart@assemblee-nationale.fr, mherbillon@assemblee-nationale.fr, pheriaud@assemblee-nationale.fr, pherr@assemblee-nationale.fr, aherth@assemblee-nationale.fr, fhillmeyer@assemblee-nationale.fr, dhoffmanrispal@assemblee-nationale.fr, fhollande@assemblee-nationale.fr, hhoudouin@assemblee-nationale.fr, phouillon@assemblee-nationale.fr, jyhugon@assemblee-nationale.fr, mhunault@assemblee-nationale.fr, fhuwart@assemblee-nationale.fr, shuyghe@assemblee-nationale.fr, jlidiart@assemblee-nationale.fr, fimbert@assemblee-nationale.fr, mjacquaint@assemblee-nationale.fr, djacquat@assemblee-nationale.fr, ejacque@assemblee-nationale.fr, ejalton@assemblee-nationale.fr, jjambu@assemblee-nationale.fr, sjanquin@assemblee-nationale.fr, ojarde@assemblee-nationale.fr, cjeanjean@assemblee-nationale.fr, yjego@assemblee-nationale.fr, mjoissainsmasini@assemblee-nationale.fr, mjoulaud@assemblee-nationale.fr, ajoyandet@assemblee-nationale.fr, djuillot@assemblee-nationale.fr, djulia@assemblee-nationale.fr, ajung@assemblee-nationale.fr, mkamardine@assemblee-nationale.fr, akergueris@assemblee-nationale.fr, ckert@assemblee-nationale.fr, nkosciuskomorizet@assemblee-nationale.fr, jkossowski@assemblee-nationale.fr, jpkucheida@assemblee-nationale.fr

    L-M-N-O

    plabaune@assemblee-nationale.fr, ylachaud@assemblee-nationale.fr, clacuey@assemblee-nationale.fr, mlaffineur@assemblee-nationale.fr, jlafleur@assemblee-nationale.fr, jclagarde@assemblee-nationale.fr, jlambert@assemblee-nationale.fr, mlamour@assemblee-nationale.fr, flamy@assemblee-nationale.fr, jlang@assemblee-nationale.fr, plang@assemblee-nationale.fr, plasbordes@assemblee-nationale.fr, jlassalle@assemblee-nationale.fr, jlaunay@assemblee-nationale.fr, tlazaro@assemblee-nationale.fr, jylebouillonnec@assemblee-nationale.fr, mlebranchu@assemblee-nationale.fr, blebrethon@assemblee-nationale.fr, glebris@assemblee-nationale.fr, rlecou@assemblee-nationale.fr, jyledeaut@assemblee-nationale.fr, jyledrian@assemblee-nationale.fr, mlefait@assemblee-nationale.fr, jclefort@assemblee-nationale.fr, jmlefranc@assemblee-nationale.fr, mlefur@assemblee-nationale.fr, jlegarrec@assemblee-nationale.fr, jleguen@assemblee-nationale.fr, jmleguen@assemblee-nationale.fr, mlejeune@assemblee-nationale.fr, plellouche@assemblee-nationale.fr, plemasle@assemblee-nationale.fr, dlemener@assemblee-nationale.fr, jlemiere@assemblee-nationale.fr, jclemoine@assemblee-nationale.fr, jlenay@assemblee-nationale.fr, glengagne@assemblee-nationale.fr, jclenoir@assemblee-nationale.fr, jlleonard@assemblee-nationale.fr, jleonetti@assemblee-nationale.fr, alepercq@assemblee-nationale.fr, alepetit@assemblee-nationale.fr, plequiller@assemblee-nationale.fr, jpleridant@assemblee-nationale.fr, bleroux@assemblee-nationale.fr, jcleroy@assemblee-nationale.fr, mleroy@assemblee-nationale.fr, cleteurtre@assemblee-nationale.fr, clett@assemblee-nationale.fr, eleveau@assemblee-nationale.fr, glevy@assemblee-nationale.fr, fliberti@assemblee-nationale.fr, mliebgott@assemblee-nationale.fr, mlignierescassou@assemblee-nationale.fr, floncle@assemblee-nationale.fr, glorgeoux@assemblee-nationale.fr, glouiscarabin@assemblee-nationale.fr, lluca@assemblee-nationale.fr, vlurel@assemblee-nationale.fr, dmach@assemblee-nationale.fr, amadelin@assemblee-nationale.fr, bmadrelle@assemblee-nationale.fr, rmallie@assemblee-nationale.fr, nmamere@assemblee-nationale.fr, jfmancel@assemblee-nationale.fr, ljmanscour@assemblee-nationale.fr, tmariani@assemblee-nationale.fr, amariejeanne@assemblee-nationale.fr, hmariton@assemblee-nationale.fr, mmarlandmilitello@assemblee-nationale.fr, amarleix@assemblee-nationale.fr, fmarlin@assemblee-nationale.fr, amarsaud@assemblee-nationale.fr, jmarsaudon@assemblee-nationale.fr, hmartin@assemblee-nationale.fr, pmartin@assemblee-nationale.fr, pamartin@assemblee-nationale.fr, hmartinez@assemblee-nationale.fr, pmartinlalande@assemblee-nationale.fr, amarty@assemblee-nationale.fr, jmasdeuarus@assemblee-nationale.fr, cmasse@assemblee-nationale.fr, jcmathis@assemblee-nationale.fr, dmathus@assemblee-nationale.fr, bmazouaud@assemblee-nationale.fr, pmehaignerie@assemblee-nationale.fr, pmenage@assemblee-nationale.fr, cmenard@assemblee-nationale.fr, gmenuel@assemblee-nationale.fr, amerly@assemblee-nationale.fr, dmerville@assemblee-nationale.fr, dmeslot@assemblee-nationale.fr, kmesquida@assemblee-nationale.fr, gmeyer@assemblee-nationale.fr, pmicaux@assemblee-nationale.fr, jmichel@assemblee-nationale.fr, dmigaud@assemblee-nationale.fr, hmignon@assemblee-nationale.fr, mamontchamp@assemblee-nationale.fr, amontebourg@assemblee-nationale.fr, pmorange@assemblee-nationale.fr, nmorano@assemblee-nationale.fr, pmorelalhuissier@assemblee-nationale.fr, hmorin@assemblee-nationale.fr, jmmorisset@assemblee-nationale.fr, gmothron@assemblee-nationale.fr, emourrut@assemblee-nationale.fr, amoynebressand@assemblee-nationale.fr, jmyard@assemblee-nationale.fr, hnayrou@assemblee-nationale.fr, aneri@assemblee-nationale.fr, jmnesme@assemblee-nationale.fr, ynicolin@assemblee-nationale.fr, hnovelli@assemblee-nationale.fr, jmnudant@assemblee-nationale.fr, mroget@assemblee-nationale.fr, pollier@assemblee-nationale.fr

    P-Q-R-S

    dpaille@assemblee-nationale.fr, bpaix@assemblee-nationale.fr, mpajon@assemblee-nationale.fr, fdepanafieu@assemblee-nationale.fr, rpandraud@assemblee-nationale.fr, cpaul@assemblee-nationale.fr, dpaul@assemblee-nationale.fr, bpavy@assemblee-nationale.fr, cpavet@assemblee-nationale.fr, vpecresse@assemblee-nationale.fr, gpeiro@assemblee-nationale.fr, jpelissard@assemblee-nationale.fr, ppemezec@assemblee-nationale.fr, jcperez@assemblee-nationale.fr, paperissol@assemblee-nationale.fr, mfperoldumont@assemblee-nationale.fr, nperruchot@assemblee-nationale.fr, bperrut@assemblee-nationale.fr, cphilip@assemblee-nationale.fr, epinte@assemblee-nationale.fr, mpiron@assemblee-nationale.fr, spoignant@assemblee-nationale.fr, bpoletti@assemblee-nationale.fr, aponiatowski@assemblee-nationale.fr, jpons@assemblee-nationale.fr, dpoulou@assemblee-nationale.fr, bpousset@assemblee-nationale.fr, jlpreel@assemblee-nationale.fr, dprevost@assemblee-nationale.fr, cpriou@assemblee-nationale.fr, jproriol@assemblee-nationale.fr, dquentin@assemblee-nationale.fr, jjqueyranne@assemblee-nationale.fr, pquiles@assemblee-nationale.fr, mraison@assemblee-nationale.fr, mramonet@assemblee-nationale.fr, eraoult@assemblee-nationale.fr, jfregere@assemblee-nationale.fr, freiss@assemblee-nationale.fr, jlreitzer@assemblee-nationale.fr, jremiller@assemblee-nationale.fr, srenucci@assemblee-nationale.fr, mreymann@assemblee-nationale.fr, drichard@assemblee-nationale.fr, jrimane@assemblee-nationale.fr, jriviere@assemblee-nationale.fr, jroatta@assemblee-nationale.fr, crobinrodrigo@assemblee-nationale.fr, cderoccaserra@assemblee-nationale.fr, frochebloine@assemblee-nationale.fr, arodet@assemblee-nationale.fr, jmrolland@assemblee-nationale.fr, vrolland@assemblee-nationale.fr, broman@assemblee-nationale.fr, sroques@assemblee-nationale.fr, prouault@assemblee-nationale.fr, jmroubaud@assemblee-nationale.fr, mroumegoux@assemblee-nationale.fr, rrouquet@assemblee-nationale.fr, mroustan@assemblee-nationale.fr, xderoux@assemblee-nationale.fr, proy@assemblee-nationale.fr, sroyal@assemblee-nationale.fr, msaddier@assemblee-nationale.fr, msaintemarie@assemblee-nationale.fr, fsaintleger@assemblee-nationale.fr, rsalles@assemblee-nationale.fr, jcsandrier@assemblee-nationale.fr, asantini@assemblee-nationale.fr, jsarlot@assemblee-nationale.fr, osaugues@assemblee-nationale.fr, fsauvadet@assemblee-nationale.fr, fscellier@assemblee-nationale.fr, aschneider@assemblee-nationale.fr, bschreiner@assemblee-nationale.fr, rgschwartzenberg@assemblee-nationale.fr, jmsermier@assemblee-nationale.fr, hsicre@assemblee-nationale.fr, ysimon@assemblee-nationale.fr, jpsoisson@assemblee-nationale.fr, msordi@assemblee-nationale.fr, fsoulier@assemblee-nationale.fr, dspagnou@assemblee-nationale.fr, dstrausskhan@assemblee-nationale.fr, asuguenot@assemblee-nationale.fr

    LES DÉPUTÉeS INJOIGNABLES (sauf sur leur site ou blog, à moins qu’ils ne passent pas avec ma boîte).Alors voici tout de même leur liste :

    A-B-C-D

    pamouroux@assemblee-nationale.fr, jpanciaux@assemblee-nationale.fr, randre@assemblee-nationale.fr, sandrieux@assemblee-nationale.fr, gartigues@assemblee-nationale.fr, fasensi@assemblee-nationale.fr, pauberger@assemblee-nationale.fr, jmaubron@assemblee-nationale.fr, jauclair@assemblee-nationale.fr, baudifax@assemblee-nationale.fr, maurillac@assemblee-nationale.fr, jmayrault@assemblee-nationale.fr, jpbacquet@assemblee-nationale.fr, pcbaguet@assemblee-nationale.fr, pbalkany@assemblee-nationale.fr, eballadur@assemblee-nationale.fr, jpballigand@assemblee-nationale.fr, gbapt@assemblee-nationale.fr, jbardet@assemblee-nationale.fr, bbareges@assemblee-nationale.fr, cbartolone@assemblee-nationale.fr, jbascou@assemblee-nationale.fr, sbassot@assemblee-nationale.fr, cbataille@assemblee-nationale.fr, jcbateux@assemblee-nationale.fr, fbayrou@assemblee-nationale.fr, jcbeauchaud@assemblee-nationale.fr, pbeaudouin@assemblee-nationale.fr, jbeaugendre@assemblee-nationale.fr, jcbeaulieu@assemblee-nationale.fr, pbedier@assemblee-nationale.fr, hbello@assemblee-nationale.fr, jabenisti@assemblee-nationale.fr, jlbernard@assemblee-nationale.fr, mbernier@assemblee-nationale.fr, aberthol@assemblee-nationale.fr, jmbertrand@assemblee-nationale.fr, vbesse@assemblee-nationale.fr, jybesselat@assemblee-nationale.fr, ebesson@assemblee-nationale.fr, gbiancheri@assemblee-nationale.fr, jlbianco@assemblee-nationale.fr, gbiessy@assemblee-nationale.fr, jbignon@assemblee-nationale.fr, mbillard@assemblee-nationale.fr, jmbinetruy@assemblee-nationale.fr, cbirraux@assemblee-nationale.fr, cblanc@assemblee-nationale.fr, eblanc@assemblee-nationale.fr, jpblazy@assemblee-nationale.fr, eblessig@assemblee-nationale.fr, sblisko@assemblee-nationale.fr, pbloche@assemblee-nationale.fr, rblum@assemblee-nationale.fr, jbobe@assemblee-nationale.fr, abocquet@assemblee-nationale.fr, jcbois@assemblee-nationale.fr, yboisseau@assemblee-nationale.fr, dboisserie@assemblee-nationale.fr, mbonnot@assemblee-nationale.fr, mbonno@assemblee-nationale.fr, abonrepaux@assemblee-nationale.fr, bbosson@assemblee-nationale.fr, jmboucheron@assemblee-nationale.fr, rbouin@assemblee-nationale.fr, rboullonnois@assemblee-nationale.fr, gbourdouleix@assemblee-nationale.fr, bbourgbroc@assemblee-nationale.fr, pbourguignon@assemblee-nationale.fr, cbourrague@assemblee-nationale.fr, dbousquet@assemblee-nationale.fr, cboutin@assemblee-nationale.fr, lbouvard@assemblee-nationale.fr, mbouvard@assemblee-nationale.fr, jboyce@assemblee-nationale.fr, fbranget@assemblee-nationale.fr, pbraouezec@assemblee-nationale.fr, jpbrard@assemblee-nationale.fr, gbray@assemblee-nationale.fr, vbrial@assemblee-nationale.fr, pbriand@assemblee-nationale.fr, jbriat@assemblee-nationale.fr, mbriot@assemblee-nationale.fr, bbrochand@assemblee-nationale.fr, fbrottes@assemblee-nationale.fr, cbrunel@assemblee-nationale.fr, jbrunhes@assemblee-nationale.fr, mgbuffet@assemblee-nationale.fr, mbuillard@assemblee-nationale.fr, ybur@assemblee-nationale.fr, pburckartvandevelde@assemblee-nationale.fr, ccabal@assemblee-nationale.fr, dcaillaud@assemblee-nationale.fr, fcalvet@assemblee-nationale.fr, jccambadelis@assemblee-nationale.fr, bcarayon@assemblee-nationale.fr, tcarcenac@assemblee-nationale.fr, pcardo@assemblee-nationale.fr, ccaresche@assemblee-nationale.fr, acarre@assemblee-nationale.fr, gcarrez@assemblee-nationale.fr, mcarilloncouvreur@assemblee-nationale.fr, lcathala@assemblee-nationale.fr, rcazenave@assemblee-nationale.fr, jceccaldiraynaud@assemblee-nationale.fr, ycensi@assemblee-nationale.fr, jychamard@assemblee-nationale.fr, jpchanteguet@assemblee-nationale.fr, gcharasse@assemblee-nationale.fr, hdecharette@assemblee-nationale.fr, jpcharie@assemblee-nationale.fr, jcharroppin@assemblee-nationale.fr, jchartier@assemblee-nationale.fr, mcharzat@assemblee-nationale.fr, achassaigne@assemblee-nationale.fr, rchassain@assemblee-nationale.fr, lchatel@assemblee-nationale.fr, gcherpion@assemblee-nationale.fr, jfchossy@assemblee-nationale.fr, jlchrist@assemblee-nationale.fr, dcinieri@assemblee-nationale.fr, aclaeys@assemblee-nationale.fr, mfclergeau@assemblee-nationale.fr, pcochet@assemblee-nationale.fr, ycochet@assemblee-nationale.fr, gcocquempot@assemblee-nationale.fr, pcohen@assemblee-nationale.fr, gcolombier@assemblee-nationale.fr, gcolot@assemblee-nationale.fr, amcomparini@assemblee-nationale.fr, fcornutgentille@assemblee-nationale.fr, acortade@assemblee-nationale.fr, lcosyns@assemblee-nationale.fr, rcouanau@assemblee-nationale.fr, cdecourson@assemblee-nationale.fr, ecourtial@assemblee-nationale.fr, acousin@assemblee-nationale.fr, jycousin@assemblee-nationale.fr, ycoussain@assemblee-nationale.fr, jmcouvre@assemblee-nationale.fr, ccova@assemblee-nationale.fr, phcugnenc@assemblee-nationale.fr, cdarciaux@assemblee-nationale.fr, odassault@assemblee-nationale.fr, mdasseux@assemblee-nationale.fr, mpdaubresse@assemblee-nationale.fr, mdavid@assemblee-nationale.fr, bdebre@assemblee-nationale.fr, jldebre@assemblee-nationale.fr, jcdecagny@assemblee-nationale.fr, cdecocq@assemblee-nationale.fr, jpdecool@assemblee-nationale.fr, bdeflesselles@assemblee-nationale.fr, jpdefontaine@assemblee-nationale.fr, ldegauchy@assemblee-nationale.fr, mdehoux@assemblee-nationale.fr, fdelattre@assemblee-nationale.fr, mdelebarre@assemblee-nationale.fr, rdellagnola@assemblee-nationale.fr, pdelnatte@assemblee-nationale.fr, jdelobel@assemblee-nationale.fr, jmdemange@assemblee-nationale.fr, sdemilly@assemblee-nationale.fr, ydeniaud@assemblee-nationale.fr, bdepierre@assemblee-nationale.fr, ldeprez@assemblee-nationale.fr, bderosier@assemblee-nationale.fr, jdesallangre@assemblee-nationale.fr, jjdescamps@assemblee-nationale.fr, mdestot@assemblee-nationale.fr, pdevedjian@assemblee-nationale.fr, edriard@assemblee-nationale.fr, rdiat@assemblee-nationale.fr, jdiebold@assemblee-nationale.fr, mdiefenbacher@assemblee-nationale.fr, jdionisdusejour@assemblee-nationale.fr, mdolez@assemblee-nationale.fr, jdomergue@assemblee-nationale.fr, jpdoor@assemblee-nationale.fr, ddord@assemblee-nationale.fr, fdose@assemblee-nationale.fr, rdosiere@assemblee-nationale.fr, jdray@assemblee-nationale.fr, tdreyfus@assemblee-nationale.fr, gdrut@assemblee-nationale.fr, jmdubernard@assemblee-nationale.fr, pdubourg@assemblee-nationale.fr, gdubrac@assemblee-nationale.fr, pducout@assemblee-nationale.fr, jpdufau@assemblee-nationale.fr, wdumas@assemblee-nationale.fr, jldumont@assemblee-nationale.fr, jpdupont@assemblee-nationale.fr, ndupontaignan@assemblee-nationale.fr, jpdupre@assemblee-nationale.fr, ydurand@assemblee-nationale.fr, oduriez@assemblee-nationale.fr, fdutoit@assemblee-nationale.fr

    T-U-V-W-X-Y-Z

    mtabarot@assemblee-nationale.fr, htanguy@assemblee-nationale.fr, ctaubira@assemblee-nationale.fr, jctaugourdeau@assemblee-nationale.fr, gteissier@assemblee-nationale.fr, pterrasse@assemblee-nationale.fr, mterrot@assemblee-nationale.fr, itharin@assemblee-nationale.fr, jcthomas@assemblee-nationale.fr, rthomas@assemblee-nationale.fr, dtian@assemblee-nationale.fr, jtiberi@assemblee-nationale.fr, ptourtelier@assemblee-nationale.fr, atrassypaillogues@assemblee-nationale.fr, gtron@assemblee-nationale.fr, jueberschlag@assemblee-nationale.fr, lvachet@assemblee-nationale.fr, lvaginay@assemblee-nationale.fr, dvaillant@assemblee-nationale.fr, avallini@assemblee-nationale.fr, mvalls@assemblee-nationale.fr, cvanneste@assemblee-nationale.fr, fvannson@assemblee-nationale.fr, mvaxes@assemblee-nationale.fr, avenot@assemblee-nationale.fr, fvercamer@assemblee-nationale.fr, mvergnier@assemblee-nationale.fr, bvernaudon@assemblee-nationale.fr, jsvialatte@assemblee-nationale.fr, rpvictoria@assemblee-nationale.fr, avidalies@assemblee-nationale.fr, gvignoble@assemblee-nationale.fr, fxvillain@assemblee-nationale.fr, jcviollet@assemblee-nationale.fr, pvitel@assemblee-nationale.fr, gvoisin@assemblee-nationale.fr, mvoisin@assemblee-nationale.fr, pvuilque@assemblee-nationale.fr, jlwarsmann@assemblee-nationale.fr, lwauquiez@assemblee-nationale.fr, gweber@assemblee-nationale.fr, ewoerth@assemblee-nationale.fr, mjzimmermann@assemblee-nationale.fr ezuccarelli@assemblee-nationale.fr, mzumkeller@assemblee-nationale.fr

    Voici ces mêmes injoignables avec leur nom et leurs références :

    A-B-C-D

    M. Pierre Amouroux UMP Yvelines, M. Jean-Paul Anciaux UMP Saône-et-Loire, M. René André UMP Manche, Mme Sylvie Andrieux SOC Bouches-du-Rhône, M. Gilles Artigues UDF Loire, M. François Asensi CR Seine-Saint-Denis, M. Philippe Auberger UMP Yonne, M. Jean-Marie Aubron SOC Moselle, M. Jean Auclair UMP Creuse, M. Bertho Audifax UMP Réunion, Mme Martine Aurillac UMP Paris, M. Jean-Marc Ayrault SOC Loire-Atlantique, M. Jean-Paul Bacquet SOC Puy-de-Dôme, M. Pierre-Christophe Baguet UDF Hauts-de-Seine, M. Patrick Balkany UMP Hauts-de-Seine, M. Édouard Balladur UMP Paris, M. Jean-Pierre Balligand SOC Aisne, M. Gérard Bapt SOC Haute-Garonne, M. Jean Bardet UMP Val-d’Oise, Mme Brigitte Barèges UMP Tarn-et-Garonne, M. Claude Bartolone SOC Seine-Saint-Denis, M. Jacques Bascou SOC Aude, Mme Sylvia Bassot UMP Orne, M. Christian Bataille SOC Nord, M. Jean-Claude Bateux SOC Seine-Maritime, M. François Bayrou UDF Pyrénées-Atlantiques, M. Jean-Claude Beauchaud SOC Charente, M. Patrick Beaudouin UMP Val-de-Marne, M. Joël Beaugendre UMP Guadeloupe, M. Jean-Claude Beaulieu UMP Charente-Maritime, M. Pierre Bédier UMP Yvelines, Mme Huguette Bello NI Réunion, M. Jacques-Alain Bénisti UMP Val-de-Marne, M. Jean-Louis Bernard UMP Loiret, M. Marc Bernier UMP Mayenne, M. André Berthol UMP Moselle, M. Jean-Michel Bertrand UMP Ain, Mme Véronique Besse NI Vendée, M. Jean-Yves Besselat UMP Seine-Maritime, M. Éric Besson SOC Drôme, M. Gabriel Biancheri UMP Drôme, M. Jean-Louis Bianco SOC Alpes-de-Haute-Provence, M. Gilbert Biessy CR Isère, M. Jérôme Bignon UMP Somme, Mme Martine Billard NI Paris, M. Jean-Marie Binetruy UMP Doubs, M. Claude Birraux UMP Haute-Savoie, M. Christian Blanc App.UDF Yvelines, M. Étienne Blanc UMP Ain, M. Jean-Pierre Blazy SOC Val-d’Oise, M. Émile Blessig UMP Bas-Rhin, M. Serge Blisko SOC Paris, M. Patrick Bloche SOC Paris, M. Roland Blum UMP Bouches-du-Rhône, M. Jacques Bobe UMP Charente, M. Alain Bocquet CR Nord, M. Jean-Claude Bois SOC Pas-de-Calais, M. Yves Boisseau UMP Calvados, M. Daniel Boisserie SOC Haute-Vienne, M. Marcel Bonnot UMP Doubs, M. Maxime Bono SOC Charente-Maritime, M. Augustin Bonrepaux SOC Ariège, M. Bernard Bosson UDF Haute-Savoie, M. Jean-Michel Boucheron SOC Ille-et-Vilaine, M. René Bouin UMP Maine-et-Loire, M. Roger Boullonnois UMP Seine-et-Marne, M. Gilles Bourdouleix UMP Maine-et-Loire, M. Bruno Bourg-Broc UMP Marne, M. Pierre Bourguignon SOC Seine-Maritime, Mme Chantal Bourragué UMP Gironde, Mme Danielle Bousquet SOC Côtes-d’Armor, Mme Christine Boutin UMP Yvelines, M. Loïc Bouvard UMP Morbihan, M. Michel Bouvard UMP Savoie, Mme Josiane Boyce UMP Morbihan, Mme Françoise Branget UMP Doubs, M. Patrick Braouezec CR Seine-Saint-Denis, M. Jean-Pierre Brard CR Seine-Saint-Denis, M. Ghislain Bray UMP Seine-et-Marne, M. Victor Brial UMP Wallis-et-Futuna, M. Philippe Briand UMP Indre-et-Loire, M. Jacques Briat UMP Tarn-et-Garonne, Mme Maryvonne Briot UMP Haute-Saône, M. Bernard Brochand UMP Alpes-Maritimes, M. François Brottes SOC Isère, Mme Chantal Brunel UMP Seine-et-Marne, M. Jacques Brunhes CR Hauts-de-Seine, Mme Marie-George Buffet CR Seine-Saint-Denis, M. Michel Buillard UMP Polynésie Française, M. Yves Bur UMP Bas-Rhin, Mme Patricia Burckhart-Vandevelde UMP Meurthe-et-Moselle.

    M. Christian Cabal UMP Loire, M. Dominique Caillaud UMP Vendée, M. François Calvet UMP Pyrénées-Orientales, M. Jean-Christophe Cambadélis SOC Paris, M. Bernard Carayon UMP Tarn, M. Thierry Carcenac SOC Tarn, M. Pierre Cardo UMP Yvelines M. Christophe Caresche SOC Paris, M. Antoine Carré UMP Loiret, M. Gilles Carrez UMP Val-de-Marne, Mme Martine Carrillon-Couvreur SOC Nièvre, M. Laurent Cathala SOC Val-de-Marne, M. Richard Cazenave UMP Isère, Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud UMP Hauts-de-Seine, M. Yves Censi UMP Aveyron, M. Jean-Yves Chamard UMP Vienne, M. Jean-Paul Chanteguet SOC Indre, M. Gérard Charasse NI Allier, M. Hervé de Charette UMP Maine-et-Loire M. Jean-Paul Charié UMP Loiret, M. Jean Charroppin UMP Jura, M. Jérôme Chartier UMP Val-d’Oise, M. Michel Charzat SOC Paris, M. André Chassaigne CR Puy-de-Dôme, M. Roland Chassain UMP Bouches-du-Rhône, M. Luc Chatel UMP Haute-Marne, M. Gérard Cherpion UMP Vosges, M. Jean-François Chossy UMP Loire, M. Jean-Louis Christ UMP Haut-Rhin, M. Dino Cinieri UMP Loire, M. Alain Claeys SOC Vienne, Mme Marie-Françoise Clergeau SOC Loire-Atlantique, M. Philippe Cochet UMP Rhône, M. Yves Cochet NI Paris, M. Gilles Cocquempot SOC Pas-de-Calais, M. Pierre Cohen SOC Haute-Garonne, M. Georges Colombier UMP Isère, Mme Geneviève Colot UMP Essonne, Mme Anne-Marie Comparini UDF Rhône, M. François Cornut-Gentille UMP Haute-Marne, M. Alain Cortade UMP Vaucluse, M. Louis Cosyns UMP Cher, M. René Couanau UMP Ille-et-Vilaine, M. Charles de Courson UDF Marne, M. Édouard Courtial UMP Oise, M. Alain Cousin UMP Manche, M. Jean-Yves Cousin UMP Calvados, M. Yves Coussain UMP Cantal, M. Jean-Michel Couve UMP Var, M. Charles Cova UMP Seine-et-Marne, M. Paul-Henri Cugnenc UMP Hérault.

    Mme Claude Darciaux SOC Côte-d’Or, M. Olivier Dassault UMP Oise, M. Michel Dasseux SOC Dordogne, M. Marc-Philippe Daubresse UMP Nord, Mme Martine David SOC Rhône, M. Bernard Debré App.UMP Paris, M. Jean-Louis Debré UMP Eure, M. Jean-Claude Decagny UMP Nord, M. Christian Decocq UMP Nord, M. Jean-Pierre Decool App.UMP Nord, M. Bernard Deflesselles UMP Bouches-du-Rhône, M. Jean-Pierre Defontaine App.SOC Pas-de-Calais, M. Lucien Degauchy UMP Oise, M. Marcel Dehoux SOC Nord, M. Francis Delattre UMP Val-d’Oise, M. Michel Delebarre SOC Nord, M. Richard Dell’Agnola UMP Val-de-Marne, M. Patrick Delnatte UMP Nord, M. Jean Delobel SOC Nord, M. Jean-Marie Demange UMP Moselle, M. Stéphane Demilly UDF Somme, M. Yves Deniaud UMP Orne, M. Bernard Depierre UMP Côte-d’Or, M. Léonce Deprez UMP Pas-de-Calais, M. Bernard Derosier SOC Nord, M. Jacques Desallangre CR Aisne, M. Jean-Jacques Descamps UMP Indre-et-Loire, M. Michel Destot SOC Isère, M. Patrick Devedjian UMP Hauts-de-Seine, M. Éric Diard UMP Bouches-du-Rhône, M. Robert Diat UMP Loire-Atlantique, M. Jean Diébold UMP Haute-Garonne, M. Michel Diefenbacher UMP Lot-et-Garonne, M. Jean Dionis du Séjour UDF Lot-et-Garonne, M. Marc Dolez SOC Nord, M. Jacques Domergue UMP Hérault, M. Jean-Pierre Door UMP Loiret, M. Dominique Dord UMP Savoie, M. François Dosé SOC Meuse, M. René Dosière SOC Aisne, M. Julien Dray SOC Essonne, M. Tony Dreyfus SOC Paris, M. Guy Drut UMP Seine-et-Marne, M. Jean-Michel Dubernard UMP Rhône, M. Philippe Dubourg UMP Gironde, M. Gérard Dubrac UMP Gers, M. Pierre Ducout SOC Gironde, M. Jean-Pierre Dufau SOC Landes, M. William Dumas SOC Gard, M. Jean-Louis Dumont SOC Meuse, M. Jean-Pierre Dupont UMP Corrèze, M. Nicolas Dupont-Aignan UMP Essonne, M. Jean-Paul Dupré SOC Aude, M. Yves Durand SOC Nord, Mme Odette Duriez SOC Pas-de-Calais, M. Frédéric Dutoit CR Bouches-du-Rhône.

    T-U-V-W-X-Y-Z

    Mme Michèle Tabarot UMP Alpes-Maritimes, Mme Hélène Tanguy UMP Finistère, Mme Christiane Taubira App.SOC Guyane, M. Jean-Charles Taugourdeau UMP Maine-et-Loire, M. Guy Teissier UMP Bouches-du-Rhône, M. Pascal Terrasse SOC Ardèche, M. Michel Terrot UMP Rhône, Mme Irène Tharin UMP Doubs, M. Jean-Claude Thomas UMP Marne, M. Rodolphe Thomas UDF Calvados, M. Dominique Tian UMP Bouches-du-Rhône, M. Jean Tiberi UMP Paris, M. Philippe Tourtelier SOC Ille-et-Vilaine, M. Alfred Trassy-Paillogues UMP Seine-Maritime, M. Georges Tron UMP Essonne, M. Jean Ueberschlag UMP Haut-Rhin, M. Léon Vachet UMP Bouches-du-Rhône, Mme Liliane Vaginay UMP Loire, M. Daniel Vaillant SOC Paris, M. André Vallini SOC Isère, M. Manuel Valls SOC Essonne, M. Christian Vanneste UMP Nord, M. François Vannson UMP Vosges, M. Michel Vaxès CR Bouches-du-Rhône, M. Alain Venot UMP Eure-et-Loir, M. Francis Vercamer UDF Nord, M. Michel Vergnier SOC Creuse, Mme Béatrice Vernaudon UMP Polynésie Française, M. Jean-Sébastien Vialatte UMP Var, M. René-Paul Victoria UMP Réunion, M. Alain Vidalies SOC Landes, M. Gérard Vignoble UDF Nord, M. François-Xavier Villain App.UMP Nord, M. Jean-Claude Viollet SOC Charente, M. Philippe Vitel UMP Var, M. Gérard Voisin UMP Saône-et-Loire, M. Michel Voisin UMP Ain, M. Philippe Vuilque SOC Ardennes, M. Jean-Luc Warsmann UMP Ardennes, M. Laurent Wauquiez UMP Haute-Loire, M. Gérard Weber UMP Ardèche, M. Éric Woerth UMP Oise, Mme Marie-Jo Zimmermann UMP Moselle, M. Émile Zuccarelli NI Haute-Corse, M. Michel Zumkeller UMP Territoire-de-Belfort.

    ALLONS-Y

    Esteban

     

    http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=31347

    L'un de mes articles préferé !!!!

    Article 35, Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen 24 juin 1793 :

    " Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

    L'insurrection n'est pas forcément armée... elle peut.. enfin elle doit etre pacifique pour avoir des chances aujourd'hui de susciter l'adhésion du peuple occidental ! Et cette insurection peu revetir des formes multiples... J'ai des pistes, par exemple la désobeissance civile énoncé par Henry David Thoreau.  D'autres pistes ? La curiosité !! Aujourd'hui etre curieux des choses qui nous entourent et un act hautement insurrectionnel !!  

     

    A bon entendeur , salut !

     

    Le procès perpétuel de Tariq Ramadan

    Comme toujours et à tout sujet, il est nécessaire de dépasser les images d'Epinal véhiculées par les émissions de télévision, de radio, et les certains titres de la presse française. Sans quoi l'opinion, même fausse, de quelques uns, s'impose à tous. Par une concordance de diatribes, d'éditoriaux ou de reportages haineux, la cabale a tôt fait de broyer son homme et de réduire sa vie à néant. Et ceci depuis toujours. Déjà, en 1936, le ministre de l'intérieur Roger Salengro s'était suicidé à la suite des persiflements des journaux d'extrême droite. Dans le registre sulfureux qui sied à notre époque, un homme public comme Dominique Baudis a lui aussi eu à souffrir de ces manipulations. Dès qu'elles se concentrent sur une personne, il faut se défier des attaques, et interroger les motivations de leurs auteur(e)s. Aussi, si l'on se concentre sur les débats contemporains, il apparaît clairement que certains thèmes sont particulièrement forts en passions, et fournissent des victimes potentielles à foison. Les réflexions médiatisées sur l'Islam (rarement les meilleures - qui a déjà entendu parler de la collection Téraèdre ?) répondent à cette définition. Outre les propos outranciers de certains, qui se décridibilisent de par la vulgarité de leur pseudo-pensée, il existe d'autres formes d'intolérance plus ou moins insidieuses dans les formes, toujours violentes dans le fond. Prenons l'exemple de Tariq Ramadan. Décrié, presque insulté, par de tristes personnages tels que Caroline Fourest et ses acolytes, à travers des instruments de communications dont leur "cible" ne dispose pas, il peut être légitimement considéré comme l'objet d'un dénigrement quasi-quotidien, comme un prévenu condamné à se taire lors de son procès perpétuel, instruit par des idéologues qui avancent masqués.

    Depuis son fameux article "Les nouveux intellectuels communautaires", Tariq Ramadan est clairement montré du doigt par une intelligentsia autoproclamée, emmenée par des "penseurs" comme BHL ou Alexandre Adler... Brillantes références. Quel fut son tort ? Celui de dénoncer le sionisme forcené de ceux qui aujourd'hui n'ont que l'invective pour réponse ? Il faut le croire. Ce n'est pas une insulte, c'est un constat, et il est d'autant plus étonnant que les personnes concernées ne l'aient pas perçu ainsi, mais comme un dévoilement d'un honteux secret qu'elles cherchaient à celer. Hélas, ces derniers n'ont eu cure de l'élégance dans l'exercice de leur droit de réponse, mêlants injures à des contre-vérités révélatrices de leur démarche intellectuelle. Ainsi BHL, qui fait de M. Ramadan un "imam", un "antisémite", avant de rappeler son ascendance (Tariq Ramadan est le petit-fils d'Hassan Al Banna). Le lecteur averti appréciera donc la finesse de l'argumentation, qui ne se distingue que par son excès. Enfin, le même lecteur, s'il veut supporter la lecture de cette chose, devra pardonner à BHL sa méconnaissance profonde du monde arabo-musulman, qui est peut-être à l'origine de son ton si paternaliste. Quant à Alexandre Adler, personne ne sait à quoi il joue, mais il est assez pathétique (cf le billet sur ses propos racistes envers Hugo Chavez).

    Mais ce billet n'aurait pas de raison d'être sans l'évocation de Caroline Fourest. Il semble qu'elle ait trouvé sa vocation dans l'acharnement envers le penseur suisse. Refusant les débats à la télévision romande, elle préfère se retrouver seule face à Ardisson, où elle peut distiller son venin sans avoir à surmoner la contradiction. Enchaînant les mensonges et les dénis de réalité, cette journaliste s'est épuisée à vociférer, propageant ses idées sans rencontrer d'obstacles, tant le consensus autour de la condamnation de Tariq Ramadan semble large. Ne pouvant s'en tenir là, elle et ses complices on récemment commis un ouvrage (fermement dénoncé dans les colonnes du Monde par d'éminents penseurs tels que Bruno Etienne et Jean Baubérot) où sont condamnés, au nom des "Lumières", ceux qui n'entrent pas dans le moule de leurs catégories sectaires, répandant au passage le myhe de l'anti-France. Au prix de simplifications lénifiantes, ce livre est en réalité une charge envers tout musulman non athée. Si c'est là le visage de la gauche libertaire... L'obscurantisme est bel et bien là. Chez Caroline Fourest.

    Néanmoins, Tariq Ramadan ne bénéficie pas de l'exclusivité de ce privilège. Xavier Ternisien, qui tenait un blog sur le site du Monde avant d'être contraint à le fermer devant les coups bas qui lui étaient infligés, le lui dispute. Dans un article publié dans le magazine Pro-Choix, la même Caroline Fourest décharge une nouvelle fois sa haine, et en profite pour mettre à jour ses méthodes d'investigations : procès d'intentions, citations tronquées, montages,... On ne change pas une recette qui gagne. Reprenant les allégations scanaleuses de l'extrême droite, on aligne les mensonges sans vergogne. M. Ternisien le prend, et c'est tout à son honneur, avec humour : "Pour résumer l'article, je serais pédophile et je participerais à des ballets bleus avec Tariq Ramadan à Genève." A certains la haine, aux autres la dignité.

    Pour des raisons au mieux commerciales, au pire islamophobes, la majorité des médias français entretient le rejet du dialogue avec les intellectuels musulmans ou orientalistes ne rentrant pas dans le rang, comme Tariq Ramadan ou Xavier Ternisien. Cette vague d'intolérance permet à d'obscurs journalistes de se faire un nom dans des cercles soi-disant scientifiques, même au prix d'ignominies rarement assumées. "Islamiste" désigne moins sous leur plume une réalité qu'une insulte disqualifiante, au même titre que "gauchiste !" ou "facho !" le furent à une époque, mais l'extrême simplisme de leur raisonnement ne leur barre malheureusement pas le chemins de plateaux de télévision, friands de scandales et d'idéaux en carton-pâte.

    Texte super pris sur :

    http://diariodepacho.spaces.msn.com/

    SARKOZY ET LE SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE !

    Prenez le temps de lire ces deux lettres ca en vaut vraiment la peine ... vraiment !!!!

     

    Lettre ouverte envoyée ce jour au ministre de l’Intérieur en réponse au courrier qu’il adressé le 19 juin 2006 au président du Tribunal pour enfants de Bobigny à propos des réponses judiciaires données aux événements de novembre 2005 sur la Seine Saint Denis.

    Le Syndicat a également demandé audience au Président de la République et au garde des sceaux pour protester contre cette violation grossière du principe de la séparation des pouvoirs. Le CSM est déjà saisi des faits.

    Compléments :

    > La lettre du ministre de l’Intérieur

    http://www.syndicat-magistrature.org/Crew/Doc/566=SarkoRosen.pdf

    > La réponse du Syndicat

    http://www.syndicat-magistrature.org/Crew/Doc/567=lettre%20ouverte%20Sarko.pdf

    Les occidentaux l'oublient souvent, les autres ne l'oublient jamais.

    "L'Occident a dominé le monde non pas par la supériorité de ses idées, de ses valeurs ou de sa religion mais par sa supériorité à recourir méthodiquement à la violence. Les occidentaux l'oublient souvent, les autres ne l'oublient jamais."
     
    Samuel P. Huntington

    "Chasse aux enfants : notre conscience nous interdit d'être complices"

    Appel de personnalités à l'initiative de la LDH

     

    Quelle conscience humaine peut accepter que des policiers se saisissent d’enfants de 3 et 6 ans dans leur classe pour les enfermer dans un commissariat et les expulser à l’aube avec leur mère parce qu’ils n’ont pas respecté les procédures édictées par les États ? C’est pourtant ce qui vient de se passer au Mans. Aucune loi, aucune politique ne peuvent conduire à un tel déni d’humanité. Nous avons la nausée devant la multiplication de ces situations ou des enfants, des adolescents sont les premières victimes d’une politique devenue folle. Ce ne sont pas les valeurs de la France que nous connaissons et que nous aimons qui s’expriment dans cette violence. Nous n’acceptons pas que l’on tente de nous berner en laissant croire que quelques centaines de personnes bénéficieront de mesures de faveurs, selon des critères absurdes, alors que ce sont plusieurs milliers de familles qui sont concernés. Nous n’acceptons pas que les vacances scolaires deviennent le temps où s’ouvre la chasse à l’enfant.

    Nous savons que dans toute société démocratique la loi est la règle qui s’impose à tous. Mais nous savons aussi que lorsque la loi viole des principes aussi élémentaires, c’est notre devoir de citoyens, notre devoir de conscience de ne pas s’y plier. C’est pourquoi, avec toutes les femmes et tous les hommes du Réseau éducation sans frontières, la Ligue des droits de l’Homme appelle à violer cette loi. Tant que celle-ci ne sera pas changée, nous nous opposerons aux mesures d’expulsion et nous offrirons aide et protection à ces familles.

     

    Premiers signataires :

    Isabelle Adjani, comédienne ; Ariane Ascaride, comédienne ; Gérard Aschieri, secrétaire général FSU ; Lucie Aubrac, ancienne résistante ; Raymond Aubrac, ancien résistant ; Martine Aubry, maire de Lille ; Isabelle Autissier, navigatrice ; Jean-Pierre Bacri, comédien ; Etienne Balibar, universitaire retraité ; Philippe Bataille, sociologue ; Françoise Basch ; Patrick Baudouin, président d’honneur de la FIDH ; Francine Bavay, vice-présidente du Conseil régional Ile-de-France ; Guy Bedos ; Martine Billard, députée de Paris ; Jane Birkin, actrice ; Sylvie Blocher, artiste ; Pierre Boulez, chef d’orchestre ; Joëlle Brunerie-Kauffmann ; Marie-Georges Buffet, secrétaire nationale du PCF ; Patrice Chéreau, metteur en scène ; Aïda Chouk, présidente du Syndicat de la Magistrature ; Pierre Conil, président du SAF ; Annick Coupé , déléguée générale de l’Union syndicale solidaires ; Didier Daeninckx, écrivain ; Bertrand Delanoë, maire de Paris ; Jean-Pierre Dubois, président de la LDH ; Olivier Ducastel, réalisateur ; Claire Etcherelli, écrivain ; Geneviève Fraisse, directrice de recherche CNRS ; Jacques Gaillot, évêque de Partenia ; Costa Gavras, cinéaste ; François Gèze, éditeur ; Robert Guediguian, metteur en scène  ; Gisèle Halimi, avocate ; Razzye Hammadi, président du MJS ; Adeline Hazan, secrétaire nationale aux droits de l’Homme du PS ; Stéphane Hessel, ambassadeur de France ; François Hollande, premier secrétaire du PS ; Daniel Jacoby, président d’honneur de la FIDH ; Albert Jacquard, professeur honoraire ; Bruno Julliard, président de l’UNEF ; Sidiki Kaba, président de la FIDH ; Georges Kiejman, avocat, ancien ministre ; Jean-Marie Laclavetine, écrivain ; Jean Lacouture, écrivain ; Jack Lang, ancien ministre de l’Education nationale ;  Henri Leclerc, président d’honneur de la LDH ; Noël Mamère , député de Gironde ; Gustave Massiah, président du CRID ; Marie-José Mondzain, directeur de recherche au CNRS ; Michel Morineau, président de la FOL de l’Yonne ; Alain Olive, secrétaire général de l’UNSA ; Paul Otchakovsky-Laurens, éditeur ; Daniel Pennac, écrivain ; Jean Rouaud, écrivain ; Claude Sérillon, journaliste ; Françoise Seligmann, présidente d’honneur de la LDH ; Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT ; Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH ; Dominique Voynet, sénatrice de Seine-Saint-Denis.

     

    Cet appel a également été signé par les personnalités suivantes :

    Pierre Aidenbaum, maire du 3e arrondissement de Paris ; Huguette Bello, députée de la Réunion ; Chantal Barbacci, conseillère régionale de Lorraine ; Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR ; Sophie Bessis, secrétaire général adjointe de la FIDH ; Didier Bezace, comédien, metteur en scène ; Joëlle Borowski, conseillère régionale de Lorraine ; Céline Bothorel, comédienne ; Gérard Boulanger, avocat ; Khédidja Bourcart, maire-adjointe chargée de l'intégration et des étrangers non communautaires ville de Paris ; Patrick Braouezec, député de Seine-Saint-Denis et président de Plaine Commune ; Edmonde Charles-Roux, écrivain ; Peter Chase, compositeur ; Samuel Churin, comédien ; Antoine Comte, avocat ; Franck Delattre, conseil régional de Picardie ; Laurence Demonet, vice-présidente du Conseil régional de Lorraine ; Yvon Deschamps, adjoint au maire de Lyon ; Hélène Duffau, écrivaine ; Martine Dugowson, réalisatrice ; Driss El Yazami, secrétaire général de la FIDH ; Aude Evin, conseillère régionale Ile-de-France ; Marie-Thérèse Gansoinat-Ravaine, vice-présidente du Conseil régional de Lorraine ; Benoît Hamon, député européen ; Francis Jacob, avocat ; Alain Joxe, chercheur ; Pénélope Komitès, adjointe au maire de Paris en charge du handicap et conseillère du 12ème arrondissement ; André Langaney ; Jean-Pierre Liouville, président du groupe socialiste du Conseil régional de Lorraine ; Bernard Lortholary, traducteur ; Perrine Lurcel, comédienne ; Bertrand Mertz, vice-président du Conseil régional de Lorraine ;  Ivan Morane, metteur en scène théâtre et opéra ; Eric Naulleau, directeur des éditions L'Esprit des Péninsules ; Marie-Odile Novelli, vice-présidente du Conseil régional Rhône-Alpes ; Louis Pelaez, adjoint au maire de Lyon ; Gilles Perrault, écrivain ; Gisèle Printz, sénatrice de Moselle ; Maurice Rajsfus, écrivain, président de l’Observatoire des libertés publiques ; Alain Reuteur, conseiller régional de Picardie ; Mylène Stambouli, maire adjointe ville de Paris ; Michaël Weber, conseiller régional de Lorraine ; Paola Zanetti, conseillère régional de Lorraine.

     

    Paris, le 29 juin 2006

     

    http://www.ldh-france.org/actu_derniereheure.cfm?idactu=1263

    Pierre Bourdieu !! Tu nous manques... grave !! un truc de ouf !!!

    Pierre Bourdieu n’a pas la réputation d’être facile à lire. Pourtant, il faut le lire, c’est sûr. Bourdieu donne trop de clefs pour comprendre la société, c’est s’aveugler que de les ignorer. Oui, mais par quel bout commencer ? De quel côté attaquer ? Bourdieu, 71 ans, est l’auteur d’une oeuvre considérable, dense et touffue. Le film de Pierre Carles, La sociologie est un sport de combat, montré actuellement au cinéma (la télévision n’en a pas voulu, y compris Arte), peut faire office d’introduction à la pensée du sociologue.

    Pendant près de 2h30, Carles filme Bourdieu lors de conférences, de débats, de séances de travail, de cours au Collège de France. On voit même le sociologue assister à un meeting de José Bové à Millau. Jamais on ne rencontre Bourdieu dans sa sphère privée. L’effort pédagogique fourni par Bourdieu paraît considérable : l’homme ne se retranche pas dans une tour d’ivoire, il va au charbon. On s’épuiserait presque à le suivre, à pied, en voiture ou en avion. Le film aurait pu s’appeler : portrait d’un sociologue au travail.

    Bourdieu ne vulgarise pas ses thèses. Il refuse de limiter sa réflexion à quelques slogans, de faire semblant qu’elle peut se résumer en une dizaine de « mots-clefs » comme on le fait dans les séminaires des écoles de commerce. Chez lui, les concepts ne sont pas en solde, les idées ne sont pas bradées. Pas question de nier la complexité du processus de compréhension du monde que suppose la démarche sociologique. Quand le sociologue parle, c’est pour ouvrir des pistes, tracer des perspectives, esquisser des points de fuite. En dessinant cette topographie, il délimite l’espace de conceptualisation dans lequel il travaille.

    Il suffit d’imaginer un film qui donnerait pendant plus de deux heures la parole à un Bernard-Henri Levy pour apprécier la modestie de Bourdieu. Quand des étudiants lui demandent en quoi son parcours personnel a influencé son travail, Pierre Bourdieu répond avec honnêteté par l’affirmative mais préfère s’expliquer par analogie en prenant l’exemple de Michel Foucault. Cette modestie irrigue ce film qui aurait pu être hagiographique. Elle le rend respirable.

    Séance de rattrapage

    Modestie : l’adjectif s’applique aussi à Pierre Carles qui a délaissé pour ce documentaire les techniques agressives de tournage et le dispositif de la voix off, exploités sans mesure dans son précédent film. Cette fois, la caméra n’est pas une arme, mais une amie, qui essaie de se faire oublier. Si Bourdieu lui parle parfois, c’est toujours d’une manière informelle. Carles ne mène pas d’entretien face caméra. On n’entend guère sa voix (à l’exception de cette scène très drôle où Bourdieu reçoit une lettre de Godard et avoue n’y rien comprendre). La mouche du coche de Pas vu pas pris se fait discrète et ne cherche pas à piquer. Entre les deux Pierre, les tâches ont été bien réparties : au premier le soin de montrer ce que le second a à démontrer.

    Libération a qualifié Carles de « Bête à Bourdieu », critiquant le refus du cinéaste de donner la parole aux contradicteurs de Bourdieu. Carles assume : « Pierre Bourdieu ne peut jamais s’exprimer à la télévision. J’ai considéré qu’il avait le droit à une séance de rattrapage. Il n’était donc pas question de le placer face à des contradicteurs et de reproduire le faux dispositif de débat de la télévision avec des pour et des contre. » Après tout, ces contradicteurs, chantres du néolibéralisme ou sociologues de pacotille, monopolisent déjà assez la parole sur les grands médias.

    Sociologie de la libération

    Le rattrapage va si loin que même le titre est signé Bourdieu. « La sociologie est un sport de combat » est plus qu’une formule claquante. Contre la sociologie conservatrice, subventionnée par les puissants, Bourdieu compte en effet développer une sociologie de la libération.

    La sociologie peut être une science molle, qui se borne à décrire le monde et, de ce fait, donne une réalité scientifique au modèle social en vigueur. Comme l’écrit Bourdieu (in Choses dites) : « Une bonne partie de ceux qui se désignent comme sociologues ou économistes sont des ingénieurs sociaux qui ont pour fonction de fournir des recettes aux dirigeants des entreprises privées et des administrations. Ils offrent une rationalisation de la connaissance pratique ou demi-savante que les membres de la classe dominante ont du monde social. Les gouvernements ont aujourd’hui besoin d’une science capable de rationaliser, au double sens, la domination, capable à la fois de renforcer les mécanismes qui l’assurent et de la légitimer. ».

    Face à cette sociologie complaisante, la sociologie « sport de combat » permet aux dominés de prendre conscience de leur domination, en comprenant les rapports de pouvoir à l’œuvre dans la société et en extirpant d’eux-mêmes la légitimation corporelle et morale de ces rapports. Optimiste, Bourdieu croit dur comme fer à l’axiome : « savoir c’est pouvoir ». Ayant pris conscience des liens qui les enserrent, les dominés pourront les rompre.

    Les travaux de Bourdieu ont donc pour fonction revendiquée de donner une structure théorique aux luttes militantes. Lors d’un débat très vif avec des éducateurs de terrain, à la maison de la culture de Mantes-la-Jolie, Bourdieu est accusé d’être un intello à côté de la plaque. Au lieu de louvoyer, il lance : « Ce n'est pas une maladie, d'être un intellectuel. » Vraiment pas démago, il tance : « Si vous ne lisez pas Bourdieu, vous êtes des cons ». Avec cette injonction lapidaire, Bourdieu ne vend pas sa camelote, il lance un appel. La sociologie doit ouvrir sur le combat politique.

    Sylvain Marcelli

     

    http://www.interdits.net/2001juin/bourdieu.htm

    Les armes de Bourdieu contre la domination

    Fort d’une longue pratique du monde social, Alain Accardo réédite son livre qui présente les grands axes de l’oeuvre du sociologue.
    Introduction à
    une sociologie critique.
    Lire Pierre Bourdieu,
    d’Alain Accardo. Éditions Agone, 2006, 300 pages, 10 euros.

    Si cette troisième édition revue et actualisée du livre d’Alain Accardo contribue à la transmission d’une oeuvre que beaucoup souhaiteraient voir oublier, il ne s’agit évidemment pas plus d’idolâtrer son auteur que de fétichiser son oeuvre. Il y a d’abord là un « contre-feu » utile aux « défaites de la pensée » dont nous menacent les pompiers pyromanes qui colonisent les médias. Il s’agit aussi d’une introduction didactique à la sociologie de Pierre Bourdieu dans la mesure où s’y trouvent explicités et utilisés les concepts clés et les schèmes d’analyse structurants d’une théorie du monde social : capital, champ, habitus, violence symbolique, etc. Il s’agit enfin d’une appropriation originale de cette « boîte à outils » théoriques et de cette démarche, de facto « créatrice », sans aucune prétention affichée à l’être (voir en particulier l’analyse qu’Alain Accardo propose des rapports entre une vision de l’espace social en termes de « classes » et une en termes de « champs », p. 191-215).

    La lecture que fait Alain Accardo de l’oeuvre de Pierre Bourdieu est celle d’un intellectuel engagé, solidaire de tous les dominés : cet engagement était, chez Pierre Bourdieu lui-même, « un ressort de la recherche » (p. 9). Mais Alain Accardo a également raison de souligner que si, depuis 1995, Pierre Bourdieu a incarné en France la figure de « l’intellectuel engagé », cet engagement, loin de se réduire à des versements de capital symbolique au crédit de telle ou telle cause ou à une critique acerbe des médias et des intellectuels médiatiques, était d’abord consacré à la construction d’une oeuvre qui, s’il fallait la résumer en un mot, peut être définie comme une tentative de « combattre la domination en divulguant la connaissance de ses mécanismes auprès de ceux qui les subissent ou y adhèrent » (p. 10). Il ne suffit pas, disait en substance Pierre Bourdieu, d’énoncer des opinions généreuses, le devoir d’un intellectuel est d’abord de produire et de divulguer une vision scientifique de la réalité et, à travers elle, des raisons d’agir.

    Le travail d’Alain Accardo met en évidence le changement de perspective sur le monde social qu’implique l’appropriation de l’oeuvre de Pierre Bourdieu : le gain de lucidité et peut-être même de liberté qu’elle produit vaut bien les illusions perdues... Reste que, comme l’indique Alain Accardo (p. 127), les incitations à s’approprier une oeuvre à la fois foisonnante, difficile et exigeante risquent d’être condamnées à rester des voeux pieux. De façon générale, en effet, ceux qui disposent des ressources culturelles nécessaires pour se l’approprier n’ont pas les dispositions requises, alors qu’à l’inverse, ceux qui ont les dispositions, l’intérêt et, en quelque sorte, l’intuition pratique de ce qu’elle énonce, n’ont pas le capital culturel que sa lecture suppose. La remarque vaut pour l’oeuvre de Bourdieu comme pour celle de Marx : de ce point de vue, le livre d’Alain Accardo fait oeuvre utile en facilitant l’accès du plus grand nombre à cette « science qui dérange » ou, si l’on veut, à ce « sport de combat ».

    Gérard Mauger, directeur de recherches au CNRS

    Une mesure sarkozyste qui coupe le souffle

     

     

    Nouvelle preuve accablante des dérapages verbaux, du jacobinisme écrasant et du nationalisme triomphant !

    Nicolas Sarkozy vient d'annoncer qu'il accorderait sa clémence à quelques familles immigrées arrivées clandestinement en France, pour peu qu'elles aient des enfants scolarisés. Avec trois critères, citation du Ministre devant les sénateurs : "Lorsqu'un enfant étranger est né en France ou qu'il y est arrivé en très bas âge, qu'il est scolarisé en France, qu'il ne parle pas la langue de son pays d'origine, qu'il n'a donc aucun lien avec ce pays, il serait très cruel de l'y reconduire de force".

    Les deux premiers points sont quantifiables. Le troisième point est beaucoup plus pernicieux : comment juger de la méconnaissance d'une langue, et pourquoi une telle demande ? Comment accepter qu'un ministre de la République exige que des enfants renoncent à leur langue maternelle ?

    C'est certes un argument éculé, mais a-t-on demandé au petit Nicolas s'il savait parler hongrois ? Et lui a-t-on demandé d'oublier d'où venait son père ?

    Va-t-on également demander à tous les enfants alsaciens, basques, bretons et corses de ne plus parler leur langue régionale, voire la langue de leurs voisins allemands, italiens, espagnols ?

    Il n'existe aucun pays au monde qui ne demande à ses immigrants d'oublier leur langue maternelle. Dans un nouveau pays, bien différent de leur patrie originelle, cette langue constitue l'une des dernières attaches liant ces enfants à leur histoire et leur culture.

    En plaçant le français au-dessus des autres langues, cette règle du ministre de l'intérieur est un déni culturel, recalant certaines langues étrangères à la douane française. Elle est également inégalitaire : pourquoi demander à des immigrés clandestins ce qu'on ne demandera pas aux ressortissants italiens, autrichiens ou hongrois venant vivre et élever leurs enfants en France et leur apprenant leur langue maternelle ?

    Pour les Alternatifs, cette nouvelle preuve accablante des dérapages verbaux du jacobinisme écrasant et du nationalisme triomphant n'est qu'une raison supplémentaire pour se mobiliser pour la régularisation de tous les sans-papiers.
     
    Pour une Gauche Alternative, égalitaire, féministe, écologiste et
    autogestionnaires
     
     
    Nantes/Naoned 9/06/06 21:08 par Les Alternatifs 44

    sarkozy ou la banalisation des idées du front national

    Non les mots de Nicolas Sarkozy et ses provocations a répétitions comme celles d'un le Pen n'ont rien d'anodines, des mot sécurité répétés jusqu'à l'overdose, des mots comme karcher racaille voyoux de banlieues , sauvages urbains comme pendant le mouvement anti cpe, insécurité toute cette idéologie sécuritaire que ce monsieur qui a oublié qu'il était lui aussi un fils d'immigré nous assène sans discontinuer depuis qu'il a pris ses fonctions au ministère de l'intérieur sont a combattre sans tréves

    Rappelons que depuis que l'ump est au pouvoir elle a fait voter et appliquer 16 des 33 propositions du programme raciste du front national

    Dernière sarkozerie en date

    Cette fois ci il s'en prend aux noirs

    Revenant une fois de plus sur la réforme de l'ordonnance de 1945 (modifiée déjà plus de 20 fois depuis cette date), Nicolas Sarkozy déclarait lors du conseil des ministres du 31 mai 2006 : "Les mineurs de 1945 n'ont rien à voir avec les géants noirs des banlieues d'aujourd'hui, qui ont moins de 18 ans et font peur à tout lemonde" (Le Canard enchaîné du 7 juin 2006).

    Transmis aux "géants noirs". des banlieues qui apprécieront ces mots ignoibles puants de néo colonialisme

     

    http://paris.indymedia.org

    Devant la barbarie israélienne, les Palestiniens ne plient pas

    Devant la barbarie israélienne, les Palestiniens ne plient pas.

    Alors qu'Israël resserre son étau sur les dirigeants politiques et les activistes du Hamas avec l'intention affichée de renverser le gouvernement mis en place après les législatives palestiniennes de janvier et remportées démocratiquement par le Hamas, les Palestiniens et le premier ministre palestinien Ismaïl Haniyeh, tiennent tête à israel tout en entrouvrant la voie de la diplomatie.

    Discours d'Ismaïl Haniyeh cet apres-midi : "...les Israéliens peuvent assassiner des dirigeants, arrêter des ministres et des députés, mais notre drapeau ne tombera pas", a-t-il proclamé devant des fidèles dans une mosquée de Gaza alors que des appareils israéliens survolaient la zone. "Les menaces ne nous effraient pas. Ce qui se passe aujourd'hui est une expansion de la guerre totale et un plan qui va au-delà du soldat enlevé. Cette agression totale contre le peuple palestinien a pour but de le faire plier. Cette alliance impie veut la mort du gouvernement".

    Israel peut avec sa barbarie enlever et rayer tous les responsables politques palestiniens de quel bords qu'ils soient, mais JAMAIS, JAMAIS israel et sa barbarie ne pourront rayer la volonté et la détermination du peuple palestinien qui de toute façon réélira les responsables qu'il veut. Et plus israel s'obstine dans sa barbarie, ses crimes et son terrorisme d'Etat, plus les palestinins s'obstineront à soutenir le Hamas et par conséquent le réélir à chaque fois.

    La volonté d'un peuple est indestructible, encore moins avec des chars !

    Sarkozy dérape de nouveau

    Ceux qui n'aiment pas la France" ne sont pas obligés d'y rester, a réaffirmé le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy.

    Dans un discours prononcé à Agen (Lot-et-Garonne) dans la perspective de sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, le président de l'UMP a repris un thème qu'il avait testé le 22 avril devant de nouveaux adhérents de l'UMP.

    Il a dénoncé pêle-mêle "ceux qui ont délibérément choisi de vivre du travail des autres, ceux qui pensent que tout leur est dû sans qu'eux-mêmes ne doivent rien à personne (...), ceux qui, au lieu de se donner du mal pour gagner leur vie, préfèrent chercher dans les replis de l'Histoire une dette imaginaire que la France aurait contractée à leur égard (...), ceux qui préfèrent attiser la surenchère des mémoires pour exiger une compensation que personne ne leur doit plutôt que de chercher à s'intégrer par l'effort et par le travail."

    source agence Reuters

    Une accusation extremement grave qui ne touchent qu'une partie des personnes issus des peules colonisés mais tous sans exception.

    La france a une dette pour les massacres qu'elle a commis dans ses colonies. Il est , de plus, legitime, que les français de tous les horizons puissent rappeler les pages les plus noirs de cette Histoire commune n'en deplaise au ministre de l'interieur.

    Il y a une compensation, celle de la verité Historique.

    Enfin, sous entendre que les gens issus des colonies sont des profiteurs de l'effort d'autrui et qu'ils refusent l'effort collectif est une idée sans fondement, et même une insulte.

    Encore une fois, le thème de l'integration, à défaut de parler du vrai problème qui est la discrimination, occulte les problèmes importants des français comme le chômage et l'absence de perspective.

    Ces propos prouvent encore une fois l'incurie de nos politiciens à resoudre nos problèmes.

    http://www.u-blog.net/lavraieactualite


    Planète football

     


    Par Ignacio Ramonet

    Du 9 juin au 9 juillet, notre planète va être submergée par un raz de marée particulier : celui du football, dont la phase finale de la Coupe du monde se déroule en Allemagne. Il s’agit du plus universel événement sportif et télévisuel. Plusieurs dizaines de milliards de téléspectateurs, en audience cumulée, vont suivre les soixante-quatre matches de l’épreuve, qui oppose trente-deux équipes nationales représentant les six continents.

    La confrontation atteindra son intensité maximale le dimanche 9 juillet, quand, à Berlin, à l’Olympiastadion (construit par Hitler pour les Jeux olympiques de 1936), les deux dernières équipes qualifiées disputeront la finale. A cet instant, plus de deux milliards de personnes – un tiers de l’humanité –, dans deux cent treize pays (alors que l’Organisation des Nations unies ne compte que cent quatre-vingt-onze Etats), se trouveront devant leurs écrans. Et rien d’autre ne comptera pour elles.

    La compétition agira alors comme un formidable paravent et occultera tout autre événement. Au grand soulagement de certains. Par exemple, en France : MM. Jacques Chirac et Dominique de Villepin misent sans doute sur cette hypnotique distraction collective pour tenter de faire oublier la ténébreuse « affaire Clearstream ». Et souffler un peu.

    « Peste émotionnelle (1) » pour les uns, « passion exultante (2) » pour les autres, le football est le sport international numéro un. Mais c’est indiscutablement plus qu’un sport. Sinon il ne susciterait pas un tel ouragan de sentiments contrastés. « Un fait social total », a dit de lui le grand essayiste Norbert Elias. On pourrait affirmer aussi qu’il constitue une métaphore de la condition humaine. Car il donne à voir, selon l’anthropologue Christian Bromberger, l’incertitude des statuts individuels et collectifs, ainsi que les aléas de la fortune et du destin (3). Il favorise une réflexion sur le rôle de l’individu et le travail d’équipe, et permet des débats passionnés sur la simulation, la triche, l’arbitraire et l’injustice.

    Comme dans la vie, les perdants au football sont plus nombreux que les gagnants. C’est pourquoi ce sport a toujours été celui des humbles, qui y voient, consciemment ou inconsciemment, une représentation de leur propre destinée. Ils savent aussi qu’aimer leur club c’est accepter la souffrance. L’important, en cas de défaite, étant de demeurer unis, de rester ensemble. Grâce à cette passion partagée, on est sûr de n’être plus jamais isolé. « You’ll never walk alone » (« Tu ne marcheras plus jamais seul »), chantent les supporteurs du Liverpool FC, club prolétarien anglais.

    Le football est le sport politique par excellence. Il se situe au carrefour de questions capitales comme l’appartenance, l’identité, la condition sociale et même, par son aspect sacrificiel et sa mystique, la religion. C’est pourquoi les stades se prêtent si bien aux cérémonies nationalistes, aux localismes et aux débordements identitaires ou tribaux qui débouchent parfois sur des violences entre supporteurs fanatiques.

    Pour toutes ces raisons – et sans doute bien d’autres, plus positives et plus festives –, ce sport fascine les masses. Celles-ci, à leur tour, intéressent non seulement les démagogues mais surtout les publicitaires. Car, davantage qu’une pratique sportive, le football est aujourd’hui un spectacle télévisé pour très grand public avec ses vedettes payées à prix d’or.

    L’achat et la vente de footballeurs reflètent bien l’état du marché à l’heure de la mondialisation libérale : les richesses se situent au Sud mais se consomment au Nord, qui seul possède les moyens de les acheter. Et ce marché (de dupes, souvent) donne lieu à de modernes formes de traite d’êtres humains (lire « “Tu seras Pelé, Maradona, Zidane” ou... rien  »).

    Les moyens financiers mis en œuvre sont démentiels. Si la France se qualifiait pour la finale, le prix d’un spot publicitaire de trente secondes à la télévision atteindrait 250 000 euros (soit quinze ans de salaire d’un smicard !). Et la Fédération internationale de football association (FIFA) va percevoir pas moins de 1,172 milliard d’euros pour les seuls droits télévisés et les parrainages de la Coupe du monde en Allemagne. On estime, d’autre part, que le total des investissements publicitaires liés à cette compétition dépassera les 3 milliards d’euros.

    De telles masses d’argent rendent fou. Toute une faune affairiste rôde autour du ballon rond. Elle contrôle le marché des transferts de joueurs, ou celui des paris sportifs. Certaines équipes, pour s’assurer la victoire, n’hésitent pas à tricher. Les cas avérés sont légion. Comme le confirme le scandale qui secoue actuellement l’Italie. Et qui pourrait conduire la Juventus de Turin, club mythique, accusée d’avoir acheté des arbitres, à être rétrogradée en division inférieure.

    Ainsi va donc ce sport fascinant. Tiraillé entre ses splendeurs sans pareilles et ses fanges, dont l’effet est semblable parfois à celui de la boue placée dans un ventilateur. Chacun en est éclaboussé.


    (1) Jean-Marie Brohm, La Tyrannie sportive. Théorie critique d’un opium du peuple, Beauchesne, Paris, 2005.

    (2) Pascal Boniface, Football et mondialisation, Armand Colin, Paris, 2006.

    (3) Christian Bromberger, Football, la bagatelle la plus sérieuse du monde, Bayard, Paris, 1998.

    Criez le plus fort ! refuzniks vous étes le peu de fierté et l'honneur qu'il reste à Israel !!! courage !!!

    Les refuzniks israéliens appellent les soldats à refuser de bombarder Gaza

    de Saed Bannoura

    Le mouvement des objecteurs de conscience en Israël, "Courage de Refuser", appelle les soldats à refuser de bombarder Gaza parce que ces ordres sont illégaux.

    "courage de refuser" [1] a repris ses activivtés à la suite du nombre grandissant de Palestiniens innocents tués par l’armée israélienne les semaines passées.

    Ces activités ont repris jeudi après les attaques aux missiles et les assassinats ciblés -ratés- qui ont tué des Palestiniens dont des enfants et des personnes âgées à Gaza. 31 civils ont été tués dont 11 enfants récemment.

    Le mouvement a appelé les soldats à refuser de prendre part aux attaques contre Gaza.

    "Nous, officiers et combattants dans l’armée israélienne, qui servons depuis des années sur de nombreux fronts et qui avons perdu des amis dans la guerre pour défendre la patrie, appelons les soldats et les réservistes, les pilotes, les officiers et les cannoniers de la marine, à refuser de tirer sur Gaza" indique la déclaration. “Ces attaques ont déjà coûté la vie à des dizaines de civils innocents et n’ont abouti à rien qu’une augmentation des tirs de Qassam et une montée de la haine contre Israël. Bombarder la zone la plus densément peuplée du monde est un crime de guerre qui met aussi en danger la sécurité du pays".

    Le Premier Lieutenant (rés.) David Zonshein, président du mouvement "Courage de Refuser" a déclaré jeudi que le mouvement a été créé il y a 4 ans et que ses membres sont des partisans actifs de l’insubordination.

    De même le directeur-général de "Courage de Refuser", Arik Diamant, a déclaré que personne au monde n’accepterait que l’on bombarde Tel Aviv juste “parce que s’y trouve une personne responsable de tirs d’artillerie ”.

     

    [1] http://www.seruv.org.il/english/default.asp

    http://www.france-palestine.org/article4026.html

    http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=30395

    Quel humanisme pour l’islam ? (1/3)

    Quel humanisme pour l’islam ? (1/3) 

    27 juin 2006

    par Tariq Ramadan

     

    Existe-t-il dans la réflexion des penseurs, des philosophes et des savants musulmans, telle qu’elle s’est développée au cours de l’histoire, quelque chose que l’on puisse nommer humanisme ?

     

    Avant de tenter une réponse à cette question, il faut prendre garde au sens que nous donnons au mot humanisme. S’agirait-il seulement de ce moment de la tradition occidentale - le XVIème siècle - où l’humanisme s’est exprimé quant au rapport de l’homme avec le Transcendant, soit que les humanistes réagissent à la manière dont ce rapport était perçu par l’institution cléricale, soit aussi, parfois, qu’ils contestent ce rapport, comme si l’humanisme c’était alors affirmer que l’homme se dégage ou se libère de Dieu ?

     

    Or il nous semble - c’est la thèse que l’on va défendre ici - qu’il y a une dimension de valorisation et d’affirmation de la personne humaine dans les traditions religieuses. Cette dimension n’a peut-être pas toujours été mise en évidence mais elle est néanmoins, dans toutes les traditions religieuses, un élément constitutif de la pensée spirituelle et du rapport à la Transcendance.

     

    Pour échapper à une lecture du mot "humanisme" liée au moment de la Renaissance en Europe, nous partirons d’une définition de l’humanisme extrêmement simple : mettre l’humain au cœur de la préoccupation de l’homme. L’humanisme, c’est la valorisation de l’humain dans les préoccupations de l’homme vis-à-vis de lui-même. C’est tout à la fois la valorisation de son être, celle de ses facultés, de ses compétences, la valorisation de son projet personnel, collectif et aussi de son projet au-delà de la vie, si l’on se réfère aux traditions religieuses. Dans le rapport au Transcendant, cela aura évidemment des conséquences.

     

    A partir de cette définition, nous pouvons poser la question : que dit l’Islam sur le rapport de l’être humain à lui-même ? Aussitôt, cependant, plus en amont, il nous faut poser une autre question : que dit l’Islam de la conception de l’homme ? Mais alors, qu’entendrons-nous par conception de l’homme ? Nombreux sont ceux en Occident, notamment des philosophes, qui, entrant dans l’univers de la tradition musulmane, citent Averroès, Avicenne, Al-Farabi, Al-Kindi ... et font référence aux concepts utilisés par ces auteurs, par exemple la conception de l’homme. Mais ont-ils fait le détour de pensée nécessaire pour comprendre le sens profond des concepts ainsi utilisés ? pour savoir d’où ils proviennent et de quelle conception de l’homme ils parlent, de quel homme il est question ? Il se pourrait bien, finalement, que nous parlions de l’être humain sans en avoir la même conception.

     

    Il nous faut donc d’abord parler de la conception de l’homme dans la tradition musulmane et bien la préciser. Nous pourrons ensuite mettre en évidence les qualités qui, selon cette tradition, sont celles de l’être humain. Nous terminerons en nous posant la question du rôle de la Révélation dans cette conception de l’homme.

     

     

    La conception de l’homme dans l’Islam.

     

     

    La tradition musulmane nous dit : "l’élan de la foi est constitutif de la personne humaine". On pourrait parler aussi d’élan du cœur, d’élan vers la transcendance. Ce n’est pas seulement la tradition mystique, la tradition soufie, qui le dit (cf. Ibn Arabi). Tout l’Islam partage cette affirmation. Elle est au cœur de sa conception de l’homme. Cela veut dire, notamment, que pour l’Islam la foi précède le rationnel. Nous y reviendrons.

     

    Prenons donc les trois thèses fondamentales par lesquelles Averroès (1126 - 1198) pose sa conception de l’homme. Averroès - on ne le dit pas suffisamment - n’est pas seulement le rationaliste que l’Occident a vu en lui. Il est aussi un mystique et un juriste et c’est entre ces deux piliers que se place sa rationalité. L’Occident l’a trop souvent oublié, sans doute parce que cela confirmait ses propres tendances.

     

     

    L’aspiration vers le transcendant : le premier élément de la conception de l’homme.

     

     

    Selon la tradition musulmane, lors de la création, existe un moment très particulier où l’on voit Dieu tirer des reins d’Adam l’ensemble de sa descendance et demander à chaque descendant d’attester qu’il n’y a qu’un Dieu : et les enfants d’Adam attestent qu’il n’y a qu’un Dieu ; et le verset termine : pour que vous ne disiez pas le jour du jugement que vous ne saviez pas. Ce récit - que les soufis expriment souvent sous forme de symboles mais que la tradition orthodoxe comprend de façon littérale - est à prendre comme une image. Quelle est sa signification ? C’est que la conscience humaine a l’intuition de l’Un. Par ce récit, il est reconnu que l’homme a une connaissance intuitive de l’Un. Ce qui veut dire, comme les études de Mircea Eliade l’ont confirmé de nos jours, que l’élan vers le spirituel, vers le transcendant, vers quelque chose qui dépasse l’humain, est constitutif de la conscience humaine. Le religieux est constitutif de la structure de la conscience humaine, dit Mircea Eliade. Où qu’il ait porté ses études, il a constaté que quelque chose s’exprime en l’homme qui le pousse à aller au-delà de lui-même, au delà du matériel, à la recherche d’autre chose. Dans la tradition musulmane, cet autre chose c’est l’Un(1).

     

    L’aspiration de l’être vers le Transcendant est donc, pour l’Islam, le premier élément de la conception de l’homme, un élément fondamental, constitutif de notre être. Dans le Coran, on l’appelle al-Fitra, l’aspiration originelle vers l’Un. La formule coranique dit plus précisément : l’aspiration originelle par laquelle Dieu a créé l’homme. Il faut comprendre par là qu’il n’y a pas de changement depuis la création, comme s’il s’agissait de la confirmer : vous êtes tous fils d’Adam, votre fraternité est dans votre origine et dans votre constitution (ce que confirme aujourd’hui la génétique), et donc, en chacun de vous, existe cette aspiration originelle vers le Transcendant. C’est l’élément premier. C’est comme un souffle intérieur qui anime chacun de nous.

     

    Cela signifie que tout ce qui va surgir par la suite dans l’esprit de l’homme ne consistera finalement qu’à éveiller ce souffle et en révéler la présence. Car, à notre création même, nous avons été dotés de facultés qui vont nous permettre d’approfondir et d’orienter ce souffle, d’en confirmer la présence en notre être. N’est-il pas remarquable qu’à l’intérieur même de l’être humain, de soi à soi, nous ayons des facultés qui ont chacune des missions particulières ? Le cœur, d’abord, aura une mission : maintenir l’étincelle et illuminer l’être. La raison, ensuite, aura une mission : revenir à la source et confirmer l’étincelle, confirmer le donné de foi.

     

     

    La confirmation intérieure de l’aspiration originelle. La raison confirme la foi

     

     

    La première chose demandée à l’homme est en effet une confirmation intérieure, une confirmation du cœur d’abord, qui va passer par l’écoute de sa propre spiritualité : c’est la dimension mystique. Mais aussi une confirmation qui passera par l’usage de sa raison. Car, pour l’Islam, la raison confirme la foi ; jamais elle ne la déforme, ni ne s’en éloigne, ni ne la précède.

     

    On voit tout de suite, sur ce point, la différence avec l’Occident. Ce qu’ont dit Feuerbach ou Nietzsche, ce que peuvent dire, nourris par ces idées, des auteurs comme Camus ou comme Sartre, ne correspond absolument pas à la conception musulmane. Dès le Moyen-Age, la réflexion sur le rapport raison et foi n’est pas du tout de même nature en Chrétienté et en Islam.

     

    Plus encore qu’Averroès, nous pouvons évoquer ici la tradition d’un homme trop peu connu en Europe (il est pourtant à la base de la réflexion qui, par l’intermédiaire de saint Anselme, conduisit au doute cartésien). Il s’appelle Abu Hâmid al-Ghazali, mort en 1111. Il a mis en évidence un aspect très important de cette réflexion sur le souffle intérieur et sur cette confirmation de ce souffle qui en appelle à toutes nos facultés. Dans un texte qui s’appelle La revivification des sciences religieuses et dans un autre appelé en français Erreur et délivrance (en arabe, mot à mot, comment se délivre-t-on des ténèbres de l’inconnaissance, de l’ignorance) Abu Hâmid al-Ghazali tente - nous sommes au 12ème siècle, donc bien avant la Renaissance - toute une réflexion sur le rapport foi et raison. Il met en évidence qu’il ne peut y avoir de foi vivante sans raison active. L’une ne va pas sans l’autre. En raison même de la constitution de notre esprit, Dieu a mis en nous une étincelle et demande à notre raison de la confirmer.

     

    Un texte coranique dit : nous leur montrerons nos signes en eux-mêmes et dans les horizons. Ce texte veut mettre en évidence que la raison, pour confirmer la foi, ne cherche pas des éléments mais véritablement des signes. Quelle différence entre un élément et un signe ? Elle est exprimée dans le Coran à travers une formule tout à fait intéressante : Le soleil et la lune sont selon des cycles déterminés ; cela s’adresse à la raison. Et dans le verset suivant il est dit : l’arbre et l’étoile se prosternent ; cela s’adresse à la foi. Voir un arbre, c’est voir un élément. Mais savoir qu’il se prosterne, c’est savoir qu’il participe de la création et qu’il a un acte de reconnaissance du Divin ; c’est un signe. L’un parle à la raison, l’autre à la foi. L’idéal est de réunir les deux. Quand on sait que l’Univers est en prosternation éternelle, on a d’autres façon d’agir à son endroit. On ne maltraite pas qui se prosterne. Il nous faut penser que l’Univers est tout le temps en prière. Cela changerait notre mode d’action sur la planète. Cela serait une écologie fondamentale.

     

    Il s’agit donc, finalement, de marier la foi et la raison. Il y aura une confirmation qui passera par la recherche intérieure. Aller vers Dieu, c’est d’abord retourner vers soi, c’est aller chercher l’étincelle intérieure. Mais aller vers Dieu, c’est également, par la raison, étudier l’ensemble des signes qui sont dans les horizons : l’Univers entier, dans son ordre, nous rappelle qu’il est un Univers créé et qu’au-delà de la création il y a un Créateur. Si je me connais, je m’approche de Qui me connaît et m’a créé ; si je connais le monde, je m’approche de Qui a créé ce monde. Il y a une connaissance nécessaire à la confirmation de la foi. Le rôle de la raison est donc essentiel : la raison se situe entre moi et moi pour confirmer l’étincelle intérieure du cœur ; elle se situe entre moi et le monde pour me rappeler qu’il y a un Univers créé.

     

     

    Le mariage foi et raison : ce qui nous fait devenir hommes

     

     

    Il faut aller plus loin. Le mariage de la foi et de la raison n’est pas seulement que la raison dise : tous les éléments sont créés, cela confirme qu’il y a un Etre qui nous a créés, cela confirme le "souffle" qui nous anime. C’est autre chose encore. Il y a dans la tradition musulmane une idée beaucoup plus importante, que l’on trouve par exemple chez Al-Farabi, que l’on connaît aussi dans la philosophie antique grecque : le rapport foi et raison est ce qui nous fait devenir des hommes.

     

    L’humanité se gagne et nous avons, tous, à devenir des êtres humains. Un oiseau, dans l’accomplissement de son être, ne répond qu’à l’ordre de son instinct. Un être humain, au contraire, pour qu’il s’accomplisse en tant que tel comme Dieu l’attend de lui, doit cheminer et se construire par un mariage tout à fait subtil, mais permanent, d’une raison qui agit et d’une foi qui éclaire. Je deviens être humain lorsque ma raison, illuminée par ma foi, me pousse à devenir maître de moi-même.

     

    Si on observe un être humain depuis son enfance, il n’apparaît pas naturellement généreux, altruiste, calme, plein de spiritualité. Il suffit de regarder un enfant dont le réflexe est de dire : "cela est à moi". Si on le lui prend, il se fâche. Les dimensions de la possession, de la colère, de la violence, nous habitent naturellement. Comment devient-on un être humain ? par une raison orientée et illuminée par la foi et qui fait un travail d’éducation. Un être humain parvient à son humanité par une éducation permanente, spirituelle et rationnelle. Il maîtrise sa colère, maîtrise sa violence, maîtrise les choses les plus intimes.

     

    Mais est-ce tout ? Si l’on doit, pour devenir un être humain, maîtriser en nous les choses les plus intimes, cela veut dire aussi qu’il faudra maîtriser des choses externes à nous-mêmes, par exemple les éléments de notre connaissance. Pour l’Islam est jugée très dangereuse l’attitude qui consisterait à affirmer que toute connaissance vaut par elle-même, quelle qu’en soit la portée. Nous ne pouvons être d’accord : tout comme on doit avoir une maîtrise intérieure, tout comme il nous faut maîtriser notre ego pour accéder à la qualité d’être humain, de la même façon nous devons maîtriser notre connaissance. C’est là un point fondamental pour tout le rapport qu’il y aura entre les sciences et le religieux à partir de la Renaissance. Au nom de quoi limite-t-on une science ? Aujourd’hui, il faut le souligner, nous sommes pleinement dans ce débat éthique avec la question de l’éventualité du clonage humain.

     

    En résumé, la conception de l’homme pour l’Islam se décline en trois dimensions fondamentales que nous avons mises en évidence :

    • la foi première, constitutive de l’être de l’homme,

    • la raison, confirmatrice de la foi,

    • la nécessité du mariage entre les deux, pour que nous devenions des êtres humains dans un rapport d’illumination et de maîtrise. Illumination par la foi pour mieux maîtriser notre raison et son savoir, mais une raison active pour orienter notre foi.

    Une formule coranique nous dit : ceux, parmi les gens qui craignent, c’est-à-dire qui accèdent à la crainte révérentielle de Dieu, ceux qui y accèdent le plus sont les savants. Plus je sais, mieux je crois ; plus grande sera la connaissances, meilleure sera la foi ; plus on va loin dans la connaissance, plus on se rapproche du Divin ; c’est là un point fondamental dans la tradition musulmane qui, de cette façon, n’oppose pas science et foi. Il faut bien comprendre néanmoins qu’il s’agit d’une raison active qui n’oublie pas l’illumination spirituelle, faute de quoi on verse dans l’orgueil.

     

    On voit par là pourquoi l’Islam insiste tellement sur l’aspiration originelle vers la Transcendance. Ce "souffle" originel sera la racine de l’humanisme musulman. Sans aucun doute, un humanisme qui affirmerait une autonomie totale de l’être humain par rapport au Transcendant ferait problème dans la tradition musulmane. Seule est concevable une autonomie prenant sa source dans cette aspiration originelle et en tirant son sens.

     

     

     

    (1) A cet égard, le polythéisme serait une distorsion de l’Un. Ce n’est pas l’Un qui est un dépassement, le disent les spécialistes de la pensée platonicienne en expliquant que Platon, ou plutôt Socrate en l’occurrence, arrive au monothéisme en dépassant le polythéisme. Dans les traditions religieuses c’est le contraire. C’est par distorsion du rapport à l’Un qu’on en vient aux idoles matérielles ou personnelles ; et qu’on peut devenir pour soi-même sa propre idole.

     

    Tariq Ramadan


    Contre le racisme... pour toi sophie !! DES HEROS... AVEC UN GRAND H !!!!!!

    Refuzniks israéliens : deux peuples, deux Etats, un seul avenir
     
     
    de Fabienne Messica membre de Sico, Solidaires des Israéliens contre l’Occupation

    " Nous, officiers et soldats, combattants réservistes des Forces de Défense d’Israël, qui avons été élevés dans le berceau du Sionisme, du sacrifice et du don de soi pour le peuple d’Israël et pour l’Etat d’Israël,

    -Nous qui avons toujours servi sur les lignes de front, qui étions les premiers à mener toutes sortes de missions, dans le but de protéger l’Etat d’Israël et de le renforcer.

    -Nous, officiers et soldats, combattants réservistes qui avons servi l’Etat d’Israël pendant de longues semaines lors de chaque guerre, malgré le prix élevé pour nos vies personnelles

    -Nous qui,en accomplissant notre devoir militaire dans les Territoires occupés, avons reçu des ordres et des directives qui n’avaient rien à voir avec la sécurité de notre pays, et dont le seul but était de poursuivre notre contrôle sur le peuple palestinien.

    -Nous dont les yeux ont vu couler le sang des victimes des deux camps à cause de cette occupation. Nous qui prenons conscience que les ordres qui nous sont donnés dans les territoires occupés détruisent toutes les valeurs avec lesquelles nous avons grandi dans ce pays.

    -Nous qui comprenons maintenant que le prix de l’occupation est la perte du caractère humain des forces de défense d’Israël et des valeurs de la société israélienne .

    -Nous qui savons que les Territoires ne sont pas Israël , et que toutes les colonies sont destinées à être évacuées.

    -Nous déclarons que nous ne continuerons pas à poursuivre cette guerre pour les Colonies. Nous ne mènerons pas de combats au-delà des frontières de 1967 pour opprimer, chasser, affamer et humilier un peuple entier.

    -Nous continuerons à servir dans les forces de défense d’Israël pour toute mission de protection et de défense du pays. L’occupation des terrritoires et l’oppression d’un peuple ne sont pas au service de cet objectif : nous n’y prendrons pas part. "

    En Janvier 2002, cinquante deux soldats et officiers de réserve israéliens signent un appel dans lequel ils déclarent refuser de servir au delà des frontières de 1967. Malgré l’aggravation de la situation au Proche-Orient et le raidissement qu’elle suscite au sein de la société israélienne, cette déclaration a recueilli aujourd’hui 437 signatures. 35 des pétitionnaires sont actuellement en prison.

    Le courage de refuser

    Ce mouvement qui s’appelle "le courage de refuser" témoigne d’une fracture dans la société israélienne qui se situe à un point névralgique. En effet, ces insoumis ne se recrutent pas dans les milieux habituels de l’extrême-gauche, de l’anti-sionisme ou du soutien classique à la cause palestinienne. La majorité d’entre eux n’appartiennent à aucun groupe politique. S’ils refusent d’opprimer et d’humilier un peuple, s’ils affirment la nécessité de la fin de l’occupation et le droit des palestiniens à un Etat libre et souverain, ils se tiennent prêts à défendre leur pays en cas de danger. Le courage de refuser, c’est d’abord un réflexe moral, l’affirmation de valeurs humanistes et le refus d’une "sale guerre". C’est aussi l’affirmation que la seule alternative aux logiques meurtrières de l’occupation, c’est "deux peuples, deux Etats, un seul avenir". Solidaires des Insoumis

    SICO, Solidaires des Israéliens Contre l’Occupation, un groupe indépendant de toute affiliation politique qui s’est crée en Mai 2001 a décidé de faire connaître le mouvement des refuzniks en France. Ce groupe a pour but de soutenir tous ceux qui, en Israël, s’opposent à la politique de colonisation et reconnaissent le droit légitime des Palestiniens à un État libre, viable et souverain. Il organise le 22 Mai 2002, une rencontre avec des représentants de ce mouvement à la Bourse du travail de Saint Denis. Cette rencontre sera suivie par une tournée dans les grandes villes de France. D’autre part, une pétition de soutien à ces réservistes initiée par Maya Vigier et Patrick Silberstein, qui a recueilli plus de 600 signatures et a rejoint les rangs du SICO sera remise officiellement à l’ambassade d’Israël. Les initiateurs de cette pétition mettent également en place un système de parrainage par chaque signataire de chacun des refuzniks.

    Déconstruire la figure de l’ennemi

    En tant que mouvement de solidarité qui dépasse les communautarismes, Sico soutient tous ceux qui, comme le Courage de Refuser, reconnaissent l’humanité de l’adversaire et participent à la déconstruction de la figure de l’ennemi. L’ennemi est celui dont l’existence menace notre propre existence. Cette représentation rend impossible toute médiation et toutes négociations entre Palestiniens et Israëliens. En affirmant que l’occupation et les crimes qu’elle entraîne n’ont pas de justification, le Courage de Refuser rompt avec les logiques totalitaires.

    Entre ma mère et la justice

    On se souvient de l’alternative qu’avait posée Albert Camus pendant la guerre d’Algérie. "Entre ma mère et la justice, avait-il écrit, je choisis ma mère.". Le mouvement des insoumis invite à refuser les termes de cette alternative parce qu’elle est fallacieuse. Choisir la justice, c’est aussi, et dans tous les cas de figure, choisir aussi sa mère ou son pays. Les Israéliens n’en conviendront pas facilement : mais les insoumis aiment la justice et leur mère, ils aiment la justice et leur pays.

    Pour ce mouvement, il n’ y a pas de contradiction entre la fidélité à son histoire, à sa famille, à son pays et les valeurs universelles qui imposent la fin de l’occupation. Sans sous estimer le sentiment d’une menace existentielle ni la peur du néant qui habitent Israël et souvent les communautés juives, il affirme qu’un élément constitutif de cette menace est l’impossibilité pour les Palestiniens d’acceder à une vie digne et libre. En ce sens, le Courage de Refuser est peut-être plus encore, le courage d’accepter l’autre.

    Refuzniks israéliens, Ces soldats qui refusent de combattre en territoires occupés,Tamir Sorek et Fabienne Messica, Éditions Agnès Viénot, collection Moisson Rouge

    http://1libertaire.free.fr/FMessica02.html