Mounib djamali's profileLA RAGE DU PEUPLE !! LA...PhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    MANIFESTE POUR LA RAGE DU PEUPLE !

    Juste pour vous dire que ce blog a quelques problemes, la suite continue ici : http://ecolomuslim.free.fr/resistances/

     

    En direct de marseille

    ” Nous sommes une rage qui se développe dans les ruelles du monde. Nous sommes des jeunes, de cœur et d’esprit, habite d’un désir de transformer notre condition. Nous sommes des citoyens qui en ont ralbol de voir nos droits et notre liberté menacée par une mondialisation qui nous incarcère dans une prison à ciel ouvert. Nous avons décidé de nous unir afin de pouvoir lutter humblement.

    Nous sommes un mouvement qui se diffuse de bouche à oreille tel une rumeur qui circule dans nos vies. Nous sommes une unité indivisible qui traverse les siècles. Nous sommes un peuple libre, debout, le poing levé. Nous souhaitons développer la conscience et l’information libre et critique. Nous sommes des gens du peuple qui ne croit plus aux politiciens, mais qui veulent redonner un sens au mot politique. Parfois nous nous sentons isolés, laissés pour compte et mis en marge de la société, exclus et non écoutés, nous ne rentrons pas dans le moule. Pourtant nous sommes un réseau de citoyen du monde, et nous échangeons nos idées, nos expériences et nos alternatives, en dehors des partis politiques, ou lobbies d’influence.

    Nous venons d’horizons divers, de cultures différentes et métissées. Nous venons des ruelles sombres, des grandes tours, des ensembles dont l’horizon est compose de béton sans espace vert. Nous sommes méditerranéen. Résistants dans les montagnes des Alpes. Nous venons de Bretagne. Nous parcourons le Tibet et les montagnes de l’Himalaya, source du gange. Nous venons d’Amérique du sud, d’Argentine, pays des piqueteros. Nous venons des Hauts plateaux Ethiopiens, d’Afrique et des îles caraïbes. Nous sommes issus de la Terre qui nous accueille. Nous sommes les enfants de la terre qui souffre, nous avons souffert avec elle ; qui crie, nous crions avec elle ; qui se rebelle, nous nous rebellons avec elle.

    Alors nous avons dit Basta !Nous luttons contre les dictatures du capitalisme, le libéralisme et le jeu des puissants. Nous combattons toutes les formes d’oppression de l’homme et de son environnement. Nous dénonçons les manipulations et les conspirations. Nous ne voulons pas rester spectateur d’un monde qui ne nous satisfait pas. Nous luttons contre les formes de pollution qui nous empoisonnent. Nous sommes contre le pouvoir, inutile et destructeur, de quelques uns et contre le malheur de tous. Nous sommes contre l’exclusion la répression et la discrimination. Nous sommes contre la dictature et la démocratie des élites.

    Nous sommes pour la conscience et l’éveil de nos frères et sœurs. Nous sommes pour l’autodéfense et vers la chute définitive du gouvernement. Nous voulons vivre libre. Nous sommes pour la survie de l’espèce humaine, et des espèces vivantes. Nous sommes pour la paix et l’autogestion dans notre environnement Nous sommes pour reprendre nos droits, pour la démocratie du pouvoir d’agir. Le pouvoir est au peuple et ne peut être confisqué. Nous sommes pour le changement de l’organisation du monde. Nous sommes pour la découverte de la richesse de chacun, et la mise à profit de nos différentes qualités. Chacun d’entre nous à une étoile qui brille et tend à émerveiller le monde. Nous sommes acteurs de la transformation sociale, nous agissons local et pensons global, et nous souhaitons apprendre humblement tout ce que peuvent nous transmettre les peuples du monde : leurs luttes, leurs traditions ancestrales, leurs vies. Nous sommes inscrit dans une lignée qui remonte à la nuit des temps, et nous ne pouvons oublier, nous oublier. Nos esprits sont ouverts sur le monde, enrichis par chacun et conscients des luttes historiques.

    Nous investissons la place publique, à travers les concerts, les médias libre, les espaces ouverts, les manifestations, les blocages des lieux symboliques.. Nous allons vers un homme meilleur, réveille, émancipe, responsabilise avec des relations humaines basées sur le partage, la confiance, la coopération, l’échange, la joie… Notre inspiration vient de nos enfants, c’est notre force, notre confiance. Notre inspiration nous vient des révolutionnaire, zapatiste, sankariste, guevarriste, … Nous avançons vers plus de justice. Nous allons vers la concrétisation de nos utopies dans nos manières de vivre.

    Nous sommes sur un chemin et nous avançons libre. Nous allons vers une autonomie de chaque individu pour un meilleur partage collectif. Nous allons vers une décroissance joyeuse de la consommation. Nous sommes la rage du peuple, une rage positive, fédératrice, porteuse d’espoir et de changements. ”

    http://www.laragedupeuple.org/

    Les occidentaux l'oublient souvent, les autres ne l'oublient jamais.

    "L'Occident a dominé le monde non pas par la supériorité de ses idées, de ses valeurs ou de sa religion mais par sa supériorité à recourir méthodiquement à la violence. Les occidentaux l'oublient souvent, les autres ne l'oublient jamais."
     
    Samuel P. Huntington

    Planète football

     


    Par Ignacio Ramonet

    Du 9 juin au 9 juillet, notre planète va être submergée par un raz de marée particulier : celui du football, dont la phase finale de la Coupe du monde se déroule en Allemagne. Il s’agit du plus universel événement sportif et télévisuel. Plusieurs dizaines de milliards de téléspectateurs, en audience cumulée, vont suivre les soixante-quatre matches de l’épreuve, qui oppose trente-deux équipes nationales représentant les six continents.

    La confrontation atteindra son intensité maximale le dimanche 9 juillet, quand, à Berlin, à l’Olympiastadion (construit par Hitler pour les Jeux olympiques de 1936), les deux dernières équipes qualifiées disputeront la finale. A cet instant, plus de deux milliards de personnes – un tiers de l’humanité –, dans deux cent treize pays (alors que l’Organisation des Nations unies ne compte que cent quatre-vingt-onze Etats), se trouveront devant leurs écrans. Et rien d’autre ne comptera pour elles.

    La compétition agira alors comme un formidable paravent et occultera tout autre événement. Au grand soulagement de certains. Par exemple, en France : MM. Jacques Chirac et Dominique de Villepin misent sans doute sur cette hypnotique distraction collective pour tenter de faire oublier la ténébreuse « affaire Clearstream ». Et souffler un peu.

    « Peste émotionnelle (1) » pour les uns, « passion exultante (2) » pour les autres, le football est le sport international numéro un. Mais c’est indiscutablement plus qu’un sport. Sinon il ne susciterait pas un tel ouragan de sentiments contrastés. « Un fait social total », a dit de lui le grand essayiste Norbert Elias. On pourrait affirmer aussi qu’il constitue une métaphore de la condition humaine. Car il donne à voir, selon l’anthropologue Christian Bromberger, l’incertitude des statuts individuels et collectifs, ainsi que les aléas de la fortune et du destin (3). Il favorise une réflexion sur le rôle de l’individu et le travail d’équipe, et permet des débats passionnés sur la simulation, la triche, l’arbitraire et l’injustice.

    Comme dans la vie, les perdants au football sont plus nombreux que les gagnants. C’est pourquoi ce sport a toujours été celui des humbles, qui y voient, consciemment ou inconsciemment, une représentation de leur propre destinée. Ils savent aussi qu’aimer leur club c’est accepter la souffrance. L’important, en cas de défaite, étant de demeurer unis, de rester ensemble. Grâce à cette passion partagée, on est sûr de n’être plus jamais isolé. « You’ll never walk alone » (« Tu ne marcheras plus jamais seul »), chantent les supporteurs du Liverpool FC, club prolétarien anglais.

    Le football est le sport politique par excellence. Il se situe au carrefour de questions capitales comme l’appartenance, l’identité, la condition sociale et même, par son aspect sacrificiel et sa mystique, la religion. C’est pourquoi les stades se prêtent si bien aux cérémonies nationalistes, aux localismes et aux débordements identitaires ou tribaux qui débouchent parfois sur des violences entre supporteurs fanatiques.

    Pour toutes ces raisons – et sans doute bien d’autres, plus positives et plus festives –, ce sport fascine les masses. Celles-ci, à leur tour, intéressent non seulement les démagogues mais surtout les publicitaires. Car, davantage qu’une pratique sportive, le football est aujourd’hui un spectacle télévisé pour très grand public avec ses vedettes payées à prix d’or.

    L’achat et la vente de footballeurs reflètent bien l’état du marché à l’heure de la mondialisation libérale : les richesses se situent au Sud mais se consomment au Nord, qui seul possède les moyens de les acheter. Et ce marché (de dupes, souvent) donne lieu à de modernes formes de traite d’êtres humains (lire « “Tu seras Pelé, Maradona, Zidane” ou... rien  »).

    Les moyens financiers mis en œuvre sont démentiels. Si la France se qualifiait pour la finale, le prix d’un spot publicitaire de trente secondes à la télévision atteindrait 250 000 euros (soit quinze ans de salaire d’un smicard !). Et la Fédération internationale de football association (FIFA) va percevoir pas moins de 1,172 milliard d’euros pour les seuls droits télévisés et les parrainages de la Coupe du monde en Allemagne. On estime, d’autre part, que le total des investissements publicitaires liés à cette compétition dépassera les 3 milliards d’euros.

    De telles masses d’argent rendent fou. Toute une faune affairiste rôde autour du ballon rond. Elle contrôle le marché des transferts de joueurs, ou celui des paris sportifs. Certaines équipes, pour s’assurer la victoire, n’hésitent pas à tricher. Les cas avérés sont légion. Comme le confirme le scandale qui secoue actuellement l’Italie. Et qui pourrait conduire la Juventus de Turin, club mythique, accusée d’avoir acheté des arbitres, à être rétrogradée en division inférieure.

    Ainsi va donc ce sport fascinant. Tiraillé entre ses splendeurs sans pareilles et ses fanges, dont l’effet est semblable parfois à celui de la boue placée dans un ventilateur. Chacun en est éclaboussé.


    (1) Jean-Marie Brohm, La Tyrannie sportive. Théorie critique d’un opium du peuple, Beauchesne, Paris, 2005.

    (2) Pascal Boniface, Football et mondialisation, Armand Colin, Paris, 2006.

    (3) Christian Bromberger, Football, la bagatelle la plus sérieuse du monde, Bayard, Paris, 1998.

    REFUSONS TOUTES ET TOUS LE FLICAGE GENETIQUE !

    Pourquoi je n’irai pas donner mon ADN

    samedi 24 juin 2006


    En septembre 2001, à l’occasion des premiers essais OGM, nous avons fauché un champ dans le cadre d’un collectif informel (regroupant la CNT, la confédération paysanne.). Quatre ans après, formé en collectif appelé les « onze d’Avelin » nous étions poursuivis pour dégradation de bien privé aggravé en réunion soit 5 ans ferme et 75 000 ? d’amendes sur le papier. La société Advanta, propriétaire de l’essai, réclamait elle 250 000 ? de dommages et intérêts. Un mois plus tard, les condamnations tombent : entre un et deux mois sursis et 5000 ? d’amende collective.

    Les sanctions sont bien en dessous de ce qu’espérait le procureur. Advanta ne souhaitant pas se faire de mauvaise pub ne fait pas appel. Enfin après deux années d’instructions nous pensons être tranquille. Sauf que M Sarkosy grâce à la loi Perben se lance dans un grand délire de fichage de tous ceux qu’ils considèrent « déviant », c’est à dire contre sa politique. Beaucoup de jeunes arrêtés au cours du mouvement du CPE se sont soumis à ce prélèvement ADN. La peur de l’uniforme, à chaque fois le même discours : « tu es obligé sinon c’est 15 000 ? d’amende et un an de prison ! ». Beaucoup se sont laissés abuser. Mes camarades de procès d’hier se sont laissés ficher génétiquement, pour ma part, il n’en sera pas de même !

    Accepter aujourd’hui le fichage génétique de tous les militants politiques et syndicaux (et même de la petite délinquance) nous ferait revenir à des heures sombres de l’histoire. Ce gouvernement qui perd pied, qui arrive seul à embraser un pays que l’on croyait éteint n’a pas trouvé mieux pour se refaire une santé que sortir les thèses eugénistes d’autre temps : le fichage des enfants de 3 ans et le fichage ADN étant proposé comme les mesures phares pour revenir à une société pacifiée et heureuse. Se soumettre au fichage ADN reviendrait aujourd’hui à fermer les yeux sur un passé qui étudiait la forme du crane, du cerveau. pour y trouvait aujourd’hui les gênes de la déviance.

    Nous, syndicalistes, politiques, autonomes refusons de nous plier à cette règle. Cette fausse mesure de prévention n’est qu’un moyen d’accroître la pression contre tous ceux qui refusent les politiques autoritaires qui renforcent chaque jour la misère et la concurrence entre les individus. Ce fichage constitue une double peine puisque son refus revient à prendre une nouvelle condamnation et comme un sursis + un sursis = prison, Nicolas S peut dormir tranquille.

    Je refuse d’être mis au répertoire génétique pour avoir arraché quelques betteraves qui avaient été plantées contre l’avis de la population. Je refuse, nous refusons car nous sommes quelques uns dans ce cas et seront bientôt de plus en plus nombreux à nous soumettre à des pressions politiques dignes du fascisme, à accepter que notre société soit fondée sur la peur, la répression et l’élimination à termes des contestataires. Une société qui enferme ses syndicalistes est une société au bord du gouffre, Le fascisme ne passera pas par nous,

    REFUSONS TOUTES ET TOUS LE FLICAGE GENETIQUE !

     

    Source : http://infoblog.samizdat.net

    Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy...

     

    Et toc !!!


     ....Ils arriveront quand même...

     

    par Jacques LACOUR, Koudougou, Burkina Faso, le 5 avril 2006

     

    A Monsieur Nicolas Sarkozy, ministre de l¹intérieur,

    A Messieurs les ministres de l¹intérieur de l¹Union Européenne,

    L¹une de vos préoccupations aujourd¹hui semble être d¹endiguer le flux ininterrompu des réfugiés économiques qui assiègent les frontières de l¹Union Européenne, réfugiés qui, pour beaucoup, viennent d¹Afrique noire.

    Nous savions depuis longtemps que la pression était forte et des milliers de cadavres balisent déjà les routes du désert quand les vieux camions rendent l'âme, le détroit de Gibraltar quand coulent les frêles embarcations, ou les autoroutes d'Europe quand on oublie d¹aérer citernes ou conteneurs où ils voyagent.

    Qu¹une route se ferme, une autre s¹ouvre... et il va en être ainsi pour longtemps !

    Vous pouvez bien affréter ces humiliants charters de « retour au pays » qui blessent profondément l¹âme hospitalière africaine, elle qui garde mémoire d¹avoir été convoquée pour défendre la mère patrie,

    vous pouvez bien mettre une troisième rangée de grillage à Ceuta et Mellilla (Que faisons-nous encore là-bas ?) ou faire disparaître le camp de Sangate,

    vous pouvez bien organiser des reconduites aux frontières sous les feux des caméras de télévision, cela rassurera peut-être vos opinions publiques mal informées, mais cela n¹arrêtera pas l¹arrivée des réfugiés économiques.

    Ils arriveront quand même parce que les gouvernements français et européens n¹ont jamais vraiment souhaité que les paysans d¹Afrique de l¹Ouest (80% de la population) puissent vivre du travail de leur terre. Vous refusez d¹acheter leurs produits à un prix rémunérateur qui leur donne la possibilité de rester chez eux. Vous refusez d¹investir dans l¹agriculture familiale qui seule peut fixer les populations chez elles.

    Vous avez toujours préféré distribuer de l¹aide déstructurante quand il est trop tard et que les plus faibles sont déjà morts. Vous préférez apporter une aide tardive avec vos stocks d¹invendus transportés à grands frais, plutôt que de créer un environnement qui permette aux paysans africains de développer leurs propres productions et leurs propres stocks.

    Vous déstabilisez leurs marchés avec les faux prix du pseudo marché mondial, que vous bricolez à votre guise (par des subventions ou du dumping). Et vous annoncez à tous cette nouvelle soit-disant vérité : Commerce ultra-libéral = développement.

    Alors que nous voyons chaque jour que cette recette ne fait qu¹enrichir les riches et appauvrir les pauvres...

    Ils arriveront quand même parce que vos collègues chargés du développement l¹ont trop souvent réduit à des aides budgétaires ou à des prêts ponctuels favorisant des régimes corrompus à la tête d¹Etats où règnent le non-droit, la corruption et le racket permanent des plus faibles. Peu de chances alors de voir les plus jeunes se motiver dans un tel environnement. Ils veulent venir en Europe, et ils viendront.

    Ils arriveront quand même parce que, quittant la campagne, ces jeunes ne trouvent dans les villes sous-équipées ni travail, ni considération, ni perspectives d¹avenir. Les quelques emplois qui existent sont déjà aux mains d¹une minorité qui se les réserve. Restent les seuls chemins de l¹aventure que "TV5 monde" fait briller à leurs yeux. Ils rêvent de l¹Europe.

    Ils arriveront quand même parce que finalement vous en avez besoin

    -dans l¹agriculture (légumes, fruits et primeurs) parce que la grande distribution, en écrasant les prix, ne permet pas de salarier normalement ceux qui produisent et récoltent,

    -dans le bâtiment, parce que les contrats de sous-traitance de nos grands groupes BTP, s¹ils favorisent la création d¹importants bénéfices, ne permettent pas non plus de rémunérer normalement la main-d¹oeuvre de ce secteur,

    -et parce qu¹il faudra bien remplacer l¹importante génération du « baby-boom » qui commence à prendre sa retraite.

    Quand la communauté européenne prendra conscience que le monde a besoin de toutes les agricultures du monde,

    quand la communauté européenne décidera qu¹il est juste et bon que l¹Afrique protège ses filières de productions naissantes (agricoles et autres) pour parvenir à la souveraineté alimentaire,

    quand la communauté européenne ouvrira vraiment ses marchés aux productions de l¹Afrique sub-saharienne pour qu¹elle devienne enfin solvable,

    quand la communauté européenne renoncera à imposer ses Accords de Partenariat Economique (APE, qui sont en fait des accords de libre-échange) qui vont ruiner ce qu¹il reste encore de production locale et appauvrir un peu plus les Etats africains,

    quand la communauté européenne cessera de soutenir les " démocratures " africaines,

    Alors, Monsieur le ministre, Messieurs les ministres, alors seulement, peut-être, la pression sera moins forte à vos frontières.

    Bon courage !

     

    http://altermonde-levillage.nuxit.net/article.php3?id_article=5743

    Le véritable coût d’une salade...

    ... Ou comment le dire avec des fleurs et des légumes...

    mercredi 3 mai 2006, maritza


    Le véritable coût d’une salade : vous payez 99 cts, l’Afrique paye 50 litres d’eau potable.

    Pour vous, ce n’est qu’une salade que vous posez dans votre chariot au supermarché avec le reste des courses de la semaine. Mais pour les fermiers du Kenya, victimes de la sécheresse provoquée par une agriculture intensive, cela pourrait signifier leur déchéance. Le monde commence à manquer d’eau et, selon les groupes écologistes, les consommateurs des supermarchés Britanniques contribuent à provoquer la sécheresse globale.

    Une multitude de rayons chez Tesco, Sainsbury et Waitrose, remplis de tomates espagnoles, de pommes de terre égyptiennes et de roses kenyanes, accélèrent la pénurie de notre ressource la plus précieuse.

    Au Kenya, les produits alimentaires cultivés pour l’exportation incluent la laitue, la roquette, les haricots, les petits pois et les brocolis. La production d’une simple salade de 50g consomme pratiquement 50 litres d’eau dans des pays où cette denrée est rare. Une salade mixte contenant des tomates, du céleri et des concombres, avec de la salade, nécessite plus de 300 litres d’eau. S’ajoutent à cela le nettoyage, le traitement et l’emballage.

    Le commerce international des légumes et fleurs hors-saison représente du travail pour quelques uns et de la richesse pour une minorité. Mais pour tous ceux qui découvrent que l’eau de leurs terres a été extraite en amont par de grosses entreprises, cela représente de nouvelles difficultés et même des dégâts permanents à l’environnement.

    Bruce Lankford, conférencier sur les ressources naturelles à l’université d’East Anglia, a déclaré hier : "Nous exportons la sécheresse. L’agriculture à forte valeur-ajoutée est bonne pour les économies de ces pays mais ses effets sur la pauvreté sont disparates. A la saison sèche, les fermiers en aval (du réseau d’irrigation) se retrouvent avec des lits de rivières à sec".

    Un documentaire de la chaîne de télévision Channel 4, Un Monde Sans Eau (A World Without Water), diffusé ce soir, décrit les conséquences de la pénurie croissante de l’eau et des batailles qui se livrent autour. L’eau est de plus en plus considérée comme un bien commercialisable et une source de profits, privant ainsi les plus pauvres d’un des éléments essentiels à la vie.

    Comme pour l’Afrique, de nombreuses salades chez nous proviennent des zones frappées par la sécheresse du sud de l’Espagne, où les pluies l’année dernière ont été les plus faibles jamais enregistrées. La production de tomates nécessite des usines de désalinisation qui consomment beaucoup d’énergie et qui ont provoqué une augmentation du taux de sel dans les eaux côtières. La surface des serres est si étendue qu’on peut désormais l’observer depuis l’espace.

    En Egypte, les légumes sont devenus si importants pour l’exportation que le gouvernement a menacé d’une action militaire tout pays en amont qui construirait un barrage sur le Nil ou un de ses affluents. La moitié de toutes les fleurs coupées vendues dans les supermarchés britanniques proviennent du Kenya, où le volume des exportations vers la Grande Bretagne a augmenté de 85% entre 2001 et 2005.

    Les roses et les oeillets sont les spécialités de la région, mais le niveau de consommation de l’eau du Lac Naivasha est insoutenable.

    David Harper, biologiste à l’université de Leicester, qui surveille le lac pour le compte de l’ONG Earthwatch depuis 17 ans, a dit "Naivasha est en train d’être sacrifié parce que nous avons besoin de trop d’eau. Pratiquement tous les européens qui ont mangé des haricots ou des fraises kenyans, ou qui ont admiré des roses kenyanes, ont acheté de l’eau du Naivasha. Le lac est en train de s’assécher. Il va se transformer en un étang boueux et puant au bord duquel des communautés misérables tenteront de survivre."

    Il y a quarante ans, la vision cauchemardesque présentée par des experts tels que Paul Ehrlich, biologiste à l’université de Stanford, dans son livre "The Population Bomb" était que la population augmentait si vite que la terre serait incapable de produire suffisamment de nourriture. Le désastre ne s’est pas produit grâce à un accroissement extraordinaire des rendements générés par d’énormes investissements en irrigations. Mais ceci a crée une autre menace. Fred Pearce, l’auteur de "When The Rivers Run Dry" (lorsque les rivières assèchent), dit "Aujourd’hui, le monde produit deux fois plus nourriture qu’il y a une génération mais pour cela consomme trois fois plus d’eau".

    "Deux-tiers de cette eau extraite de la nature est employée à l’irrigation des récoltes. Cette consommation d’eau est largement insoutenable et beaucoup en sont arrivés à la conclusion que l’apocalypse n’a pas été évité, mais seulement retardé."

    Les ONG avertissent que si les conflits passés portaient sur le pétrole, ceux du futur porteront sur l’eau. Jacob Tompkins, directeur de Waterwise, qui milite en faveur de la réduction de la consommation d’eau, dit que des guerres "froides" de basse intensité sont déjà en cours. "Nous sommes en train d’exploiter une eau qui ne peut être remplacée. Cela ne peut pas continuer. Une meilleure gestion de l’eau dans l’avenir dépend des décisions prises dès aujourd’hui. Si nous devions payer pour la part d’eau comprise dans notre nourriture, nous réduirions la quantité d’eau utilisée."

    Les consommateurs pourraient commencer par privilégier des variétés de légumes "peu gourmandes" en eau. La pomme de terre Maris Piper consomme beaucoup d’eau tandis que la Desiree résiste à la sécheresse et peut pousser sans irrigation. M. Tompkins dit "la pomme de terre Desiree est aussi bonne au goût mais les supermarchés ont tendance à ne pas en proposer parce qu’ils disent que les consommateurs ne les aiment pas. Ils ne nous donnent pas le choix. Le meilleur chose à faire pour les consommateurs serait de se demander quelles quantités d’eau sont nécessaires pour faire pousser les légumes et faire pression sur les supermarchés pour que ces derniers proposent des produits qui consomment peu d’eau." (A World Without Water,Channel 4, Saturday, 7.30pm)

    Poussés vers la Secheresse par Kate Thomas :

    Rajastha, Inde : Coca-Cola est accusé d’avoir accentué les pénuries d’eau dans la région qui souffre déjà d’un manque de réserves et de pluies. Les chiffres du gouvernement indiquent que malgré les faibles pluies, les niveaux d’eau sont restés stables entre 1995 et 2000, date à laquelle l’usine de Coca-Cola est entrée en activité. Les niveaux des réserves ont ensuite chuté de près de 10 mètres, asséchant les fermes aux alentours. Il faut trois litres d’eau pour fabriquer un litre de Coca-Cola et on craint que la zone ne devienne un "trou noir", laissée à l’abandon à cause du manque d’eau.

    Equateur : le producteurs équatoriens de roses utilisent couramment 15 à 20 fongicides, insecticides et herbicides pour chaque hectare de fleurs expédiées vers l’Europe. L’usage intensif des produits chimiques empoisonne les cours d’eau et les nappes phréatiques - avec des effets dévastateurs sur la faune et la flore tout en touchant l’eau potable.

    Tanzanie : la population rurale des zones centrales sèches de la Tanzanie subit des rationnements sévères à cause du manque d’eau. L’accroissement de la production agricole, principalement destinée à l’exportation vers l’Europe, est en partie responsable de la diminution de l’eau dans un pays qui est déjà en proie à un problème de quantité d’eau disponible par habitant et une population en croissance rapide.

    Vietnam : l’expansion des plantations de café dans la province de Dak Lak a apporté une prospérité économique dans la région, mais a aussi provoqué des dégâts sur l’eau. Des conflits sociaux provoqués par le manque d’eau sont devenus plus fréquents et une bonne partie de l’eau potable a été contaminée par les pesticides et les fertilisants.

    Chine : Pour chaque tonne de riz, les rizières chinoises drainent 2.000 tonnes d’eau. Alors que la Chine a connu une stabilité relative dans les niveaux d’eau au cours du dernier siècle, les conséquences de la consommation croissante de riz en Occident commencent à se faire sentir. D’ici 2025, la moitié de la population mondiale dépendra en partie du riz pour son régime alimentaire.

    Venezuela : les forets tropicales des Andes jouent un rôle important dans l’hydrologie. Les effets de la demande croissante de l’Occident pour le boeuf, le café et le chocolat vénézuélien commencent à peine à se faire sentir.

    par Jérémy Laurance

    Source : http://news.independent.co.uk/environment/article360836.ece

    Affaire Clearstream : Solidarité et soutien à Denis Robert

    Clearstream: interview de Denis Robert

    Ces dernières semaines l'Affaire Clearstream a pris des proportions importantes dans la presse et sur la toile. On ainsi assisté à des perquisitions en série (DGSE, MinDéf, bureau et domicile d'un ancien général, SGDN, EADS, Thomson, etc.) on a aussi vu des hommes politiques se porter partie civile dans l'affaire (Sarkozy, DSK hier, Madelin aujourd'hui). Mais l'Affaire Clearstream existait avant celle du Corbeau, et c'est par Denis Robert que le scandale est arrivé...J'ai donc voulu avoir ses impressions sur la tournure que prennaient les choses.

    T: Bonjour, pourriez-vous vous présenter?

    Ecrivain, 47 ans, 92 kilos

    T: Comment vous est venue l'envie/l'idée d'enquêter sur l'activité de la fameuse banque de compensation du Grand-Duché? Saviez-vous dans quoi cette affaire allait vous entraîner?

    C’est né de ma rencontre avec le gestionnaire de l’association des bouchers charcutiers du Luxembourg (ndlr: Ernest Backes) un ancien salarié de Cedel qui allait devenir Clearstream. Ce qu’il me racontait était hallucinant. J’ai cherché à vérifier; Ce que j’ai découvert l’était encore plus; J’ai tiré sur le fil; ça a donné un livre et un film, puis un second livre, un second film... Puis le dernier, la domination du monde... Disons que cette histoire et cette enquête m’ont rendu plus lucide et que j’ai eu envie de faire partager ce chemin vers cette lucidité

    Je ne savais pas où cela m’entraînerait. Pour moi, c’était une exploration...

    T: Je sais qu'il faudrait des heures pour le faire dans le détail mais pouvez-vous résumer, pour ceux qui ne la connaîtraient pas encore, l'Affaire Clearstream?

    Clearstream c’est la banque des banques. Elle a son siège à Luxembourg. Elle est au centre de milliers d’affaires en devenir car elle a mis en place un système de dissimulation et d’effacement de transactions financières internationales. Nous l’avons découvert, révélé. Nous sommes attaqués. Nous nous défendons. C’est l’affaire des affaires

    T: Vous êtes le mieux placé pour savoir que le scandale Clearstream va bien au-delà de cette agitation du microcosme politico industriel français. Comment avez-vous vécu les évolutions de cette affaire qui se résume aujourd'hui en France à l'Affaire du Corbeau?

    Bien et mal à la fois. Le corbeau dénature mon travail. En même temps, cela fait parler de nous et de notre travail.

    T: Concernant ce fameux Corbeau, vous étiez le premier à posséder les fameux listings, vous a-t-on reproché d'être à l'origine des répercussions de l'affaire en France? Avez-vous communiqué ces listings? A qui? Un extrait semble avoir été diffusé sur le net, est-ce une partie de la vraie liste?

    Je m’en suis déjà largement expliqué. Un type vient me voir un jour, se propose de m’aider. C’est un ancien broker. Nous travaillons ensemble sur un projet de film sur Clearstream. Je lui donne des documents et des listes de comptes. Il n’est pas le seul à qui j’en ai donné. Il m’apprend plus tard qu’il travaille pour la DGSE. Puis je découvre ces lettres de corbeau. Elles sont faites à partir de mes documents. Pourquoi? Je ne sais pas...
    Le type qui tient le site dont vous me parlez est un pseudo-investigateur, c’est surtout un suceur de roue. Il utilise tout ce qui passe à portée de sa main pour faire du fric et du scandale. Il s’appelle ****. Sur son site, la moitié des infos sont bidonnées.

    T: Avez-vous été en contact avec Imad Lahoud?

    Bien sûr. Voir votre question précédente.

    T: Pourquoi ne pas diffuser cette liste aujourd'hui ?

    Je ne sais pas, c’est une bonne question. Je le ferai peut être.

    T: Question directe: savez-vous qui est le corbeau?

    Non si je le savais je l’écrirai. Le plus intéressant n’est pas de savoir qui mais de savoir pourquoi. Ils sont peut être plusieurs. Je ne comprends pas bien le sens de tout ça.

    T: Dans certains milieux, la piste Russe avait été évoquée (nous étions à l'époque en pleine tempête Ioukos) avez-vous un avis sur la question?

    Le corbeau de la première lettre a des expressions russophones, effectivement. Mais c’est peut être une stratégie pour noyer les pistes. Je pense que cette piste russe est une diversion. Par contre, le compte russe de la Menatep existe réellement; voir mes livres.

    T: De manière globale, quel jugement portez-vous sur l'utilisation de cette affaire à des fins politiques? Avez-vous été contacté directement par un, ou des hommes politiques (ou des industriels) faisant partie des protagonistes de l'affaire?

    Oui, j’ai été contacté. Je n’ai pas donné suite. Je suis méfiant.

    T: J'imagine que cette affaire a profondément chamboulé votre vie..? Avez-vous été (l'êtes-vous d'ailleurs encore?) l'objet de pressions, de menaces?

    Je l’ai été. Je ne le suis plus. Je peux l’être à nouveau. La notoriété protège... Jusqu’à un certain point. Quand vous devenez vraiment dangereux, on vous élimine.

    T: Une grande partie de la Toile française semble s'être mobilisée derrière vous (cf. la pétition, le blog, le podcast de John Paul Lepers, etc.). Considérez-vous ce support comme le plus adapté à la médiatisation de votre situation vis-à-vis de Clearstream?

    Peut être. La Toile permet de contourner, de submerger, voire d’entraîner les médias disons plus officiels.

    T: Regrettez-vous aujourd'hui de vous être attaqué à un aussi gros poisson?

    Non jamais, j’ai une vie très excitante qui me permet d’écrire des livres très excitants. Tout va bien.

    T: Que peut-on vous souhaiter pour la suite?

    Euh... D’abord des vacances. Ensuite, d’autres livres.

    T: Merci pour le temps que vous m'avez accordé

    Son blog
    La pétition de soutien


    Ses livres: Révélations, La boîte noire, La domination du monde

    La Bolivie nationalise ses hydrocarbures

    Enfin une bonne nouvelle !!! vive la décolonisation... économique !!

     

    Le président bolivien prévient : la nationalisation du pétrole et du gaz n’est qu’un début

    Depuis hier, l’armée a pris le contrôle des installations pétrolières et gazières du pays. Evo Morales a décidé que les ressources énergétiques de Bolivie devaient revenir dans le giron de l’Etat. "A partir de ce jour, a-t-il affirmé, la propriété du pétrole et du gaz naturel passe aux mains de l’Etat bolivien, sous le contrôle du peuple de Bolivie. C’est la solution aux problèmes sociaux et économiques du pays." La Bolivie détient les deuxièmes réserves de gaz d’Amérique du Sud. Et produit un peu plus d’1% du pétrole dans le monde. Dans les mois qui viennent, le président Morales entend nationaliser toutes les ressources naturelles du pays. Selon David Wyss, un analyste de Standards and Poors, "le problème est mineur du point de vue du marché énergétique international. Mais c’est un signe montrant que des pays suivent les traces du président vénézuélien Hugo Chavez. Ils ne voient pas pourquoi les Américains devraient récolter ces gros profits alors que les prix du pétrole sont élevés." 26 compagnies sont concernées en Bolivie dont le français Total ou l’espagnol Repsol. Le chef de l’Etat leur donne 180 jours pour reconnaître le contrôle de l’Etat bolivien. Passé ce délai, elle devront quitter le pays.

    L’altermondialisme n’est pas soluble dans le néosolidarisme.

    En faisant le copié collé de ce message venu tout droit de Bellaciao , j'ai une petite pensée pour Mathieu... celui qui trouve que les billets de ce blog diffusent une haine envers Israël et une admiration, voir une idolatrie pour le président de l'Iran... A vous de juger ! et de me laisser vos commentaires... Il y en a des article a voir !!  il a peut être raison !! Mais ne faites pas comme lui,  exprimez vos opinions calmement, on est entre gens posés, pas entre sauvageons, ou racaille si vous preferez !!

     

    Le débat sur la démocratie qui aborde une multitude de questions n’en est pas pour autant quitte avec deux sujets toujours d’actualité : l’appropriation collective des moyens de production et la planification .

    Le livre « Quelle démocratie voulons-nous? » laisse perplexe car ces articulations ne sont pas abordés alors que l’on y évoque l’économie plurielle et l’économie sociale et solidaire. D’un côté l’apologie de l’ESS de l’autre la critique d’un autre monde possible assimilé aux avatars du socialisme de Staline.

    J’ai produit ailleurs une critique de l’ESS (sur ce site Bellaciao) ce n’est pas aujourd’hui mon propos. Je souligne ici les amalgames antimaxiste du néosolidarisme.

    1 - On trouve une attaque contre le « rêve communiste » qui aurait « multiplié les simplismes » .

    L’attaque porte classiquement sur des éléments du marxisme dogmatique et fait l’amalgame entre socialisme réellement existant au Xxème siècle et perspective d’une société à dominante socialiste pour le siècle à venir. A quoi sert cette charge brève?

    2 - En fait il s’agit de souligner l’inanité de l’appropriation collective des moyens de production .

    L’attaque contre le communisme fait donc office de démonstration. Rien n’est précisé sur la possibilité d’une démocratie débouchant sur de l’égalité sociale sans toucher à la propriété privée . La leçon à tirer de l’expérience du siècle passé n’est pas de condamner ex abrupto l’appropriation des moyens de production mais plutôt de constater que cela ne suffit pas. La démocratisation est un ajout nécessaire. Le socialisme du XXI siècle - ou disons une société à dominante écosocialiste - devra donc poursuivre la démarche conjointe d’appropriation publique et sociale . Pas d’émancipation sans cela.

    3 - Société mono capitalisme ou société à dominante capitaliste.

    Si l’enjeu est de montrer l’existence de logiques non capitalistes au sein du système capitaliste le débat est évidemment fécond . Mais s’il s’agit par ce débat de promouvoir une vision conservatrice du système en ayant pour stratégie l’abandon de la perspective socialiste et la seule augmentation de "la part non capitaliste" nous ne sommes pas d’accord. Le capitalisme tolère deux doigts d’économie sociale et solidaire (ESS) et deux doigts de services publics. Si nous passons à trois doigts tant mieux, nous n’irons pas plus loin sans rupture d’envergure et nous serons toujours sous la domination du capital . La logique marchande a recouvert la logique de service publique dès les origines. La valeur d’échange domine la valeur d’usage sous la domination du capital.

    4 - Le néosolidarisme comme base du socialibéralisme

    Le solidarisme du début du XX siècle voulait faire pièce au socialisme. Le néosolidarisme du début du XXI siècle vise à empécher la naissance d’un écosocialisme, d’un autre monde possible. Le néosolidarisme ne fait plus appel à Léon Bourgeois ou Célestin Bouglé mais reste aussi conservateur. Il veut le maintient de ce monde moyennant quelques aménagements. Le néosolidarisme est porté par la néosocial-démocratie que Bhir a critiqué il y a déjà quelques années.

     

    Christian Delarue

    500 milliards de dollars sortent des pays les plus pauvres

    Odile Tobner

    Le jeudi 2 février, à l’initiative d’une dizaine d’ONG, parmi lesquelles on compte le Secours catholique, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), Attac, Survie, Tax Justice Network, a été lancée une plate-forme de lutte contre les paradis fiscaux et judiciaires (PFJ).

    Il est essentiel en effet de s’attaquer à ce fléau qui mine tous les pays, développés et non développés, mais qui se révèle particulièrement catastrophique pour ces derniers, parce qu’ils se trouvent entraînés, depuis des dizaines d’années, dans la spirale de l’appauvrissement, bien loin de pouvoir donner un commencement d’espoir à leurs habitants.

    L’existence des PFJ donne l’exemple d’une impunité organisée au bénéfice de la criminalité économique. On a pu parler en effet de « génocide exsangue » pour désigner les ravages produits par la grande pauvreté tout particulièrement en Afrique, où les flux financiers qui sortent de pays pauvres très endettés sont bien supérieurs à ceux qui viennent de toutes les aides possibles, rendant ces dernières dérisoirement inefficaces.

    En 2004, Raymond Baker, dans le Financial Times, affirme que chaque année 500 milliards de dollars sortent des pays les plus pauvres. Sur ce montant, 50 milliards viennent de la corruption, 200 milliards des transferts des bénéfices des grandes sociétés transnationales, 250 milliards des activités criminelles (trafics d’armes, de diamant, de drogue). En quasi-totalité ces sommes aboutissent dans les PFJ, sous couvert de la bienfaisante opacité qui les met à l’abri de toute enquête judiciaire. Ces sommes excèdent très largement le montant des aides financières internationales octroyées à ces pays (1). Il conclut que les mouvements de capitaux sont virtuellement incontrôlés.

    Tant que dure cet état de fait, on pourra continuer à déplorer, comme l’a révélé l’ONG Transparency International, que sur les 28 milliards de dollars versés par la Banque mondiale et le Fond monétaire international au Nigeria, 5 soient allés dans la poche de l’ancien dictateur Sani Abacha, tout comme 5 autres étaient allés dans celle de Mobutu, sur les 10 milliards versés au Zaïre.

    Aucun montant n’a pu être récupéré, ces sommes ayant disparu sur des comptes off shore. Par ailleurs les codes des investissements dans les pays pauvres sont extrêmement favorables, permettant les transferts les plus avantageux. En cinq ans les capitaux sont amortis. Le milieu politico-affairiste, notamment français, qui tient l’Afrique peut ainsi engranger des bénéfices considérables qui ne viendront jamais bêtement directement en France. Ils iront grossir les comptes suisses, comme on a pu en avoir une petite idée avec ce qu’on a dévoilé des pratiques de Elf, dans l’affaire du même nom. Ou alors ils effectueront des voyages compliqués, passant, d’un simple clic informatique, aux îles vierges puis à une banque new-yorkaise, pour se retrouver au Luxembourg avant d’atterrir candidement sur le compte d’un honorable particulier des Yvelines. On a pu voir ce genre de circuit pour des fonds issus de la Société nationale des hydrocarbures (SNH) au Cameroun, finissant sur les comptes d’un certain gourou, templier, maçon à la GLNF et je ne sais quoi encore, ou d’une mystérieuse officine dénommée FAO (2). Il n’y a aucune raison pour que ces pratiques changent spontanément. Enfin, dans des pays où règne la corruption, s’épanouissent et prospèrent sans aucun frein toutes les activités financières criminelles possibles, générant les flux financiers les plus importants, qui prennent les même chemins, après avoir vampirisé littéralement ces malheureux pays, condamnant leurs populations au désespoir.

    Connaissant ces faits et impuissants à les faire cesser, nous sommes, dans la situation des serfs du Moyen-âge, courbant l’échine sous l’arbitraire des seigneurs. Les grands prédateurs d’aujourd’hui échappent au contrôle démocratique. Nos élus sont, au mieux aussi impuissants que nous devant les puissances de l’argent, au pire complices. Survie, avec d’autres, dans plusieurs pays, va porter ses efforts en vue d’obtenir une véritable traçabilité des transactions financières et surtout la mise hors jeu des PFJ par les instances internationales qui sont menées par des pays puissants, capables, s’ils le veulent, de faire régner l’ordre financier. Qu’on ne se moque plus de nous avec je ne sais quelle taxe sur les billets d’avion pour arriver à l’extinction du paupérisme, qu’un humoriste appela plus précisément l’extinction des pauvres.

    Odile Tobner

    (1) Voir, sur ce sujet et sur d’autres, les études publiées sur www.taxjustice.net

    (2) Enquête, restée isolée et sans lendemain, de Philippe Broussard dans Le Monde 23 décembre 1999.



    J'étais pour l'invasion de l'Irak. Quelle erreur !, par Johann Hari

     
    C'était il y a quelques semaines, une simple ligne sur le site de BBC News : "Une voiture piégée explose à Bagdad : 50 morts." Sans plus de détails.

    Quand les attentats-suicides ont commencé en Irak, j'appelais à chaque fois mes amis à Bagdad, à Bassora ou à Hilla pour m'assurer qu'ils allaient bien. Mais j'ai vite compris qu'ils détestaient qu'on leur enfonce ainsi chaque bombe dans le crâne : allaient-ils devoir enregistrer un message du genre "Non, je ne suis pas mort dans un attentat-suicide aujourd'hui" et l'envoyer à toutes leurs connaissances trois fois par jour ? J'ai donc décidé d'attendre les journaux du lendemain pour en savoir plus. Aucun n'en parlait. Des attentats aussi sanglants que ceux du 7 juillet 2005 à Londres sont devenus si banals en Irak qu'ils ne méritent pas même une brève.

    Après trois ans et au moins 150 000 cadavres irakiens, pouvons-nous encore, nous qui avons soutenu le renversement de Saddam Hussein pour le bien des Irakiens, affirmer que cela en valait la peine ? Je vois déjà rougir de honte tous ceux qui avaient gobé le prétexte manifestement fallacieux des armes de destruction massive.

    George Packer, un journaliste récalcitrant qui vit en Irak et qui était plutôt d'accord avec l'invasion, décrit la situation présente : "Les gens ne sont pas libres de dire ce qu'ils pensent, d'appartenir à un groupe donné, de porter ce qu'ils veulent ni même de marcher dans la rue sans risquer leur vie." Le pouvoir a été transféré de facto à des milices antidémocratiques. Ces gens "imposent leur loi dans les écoles et les hôpitaux, s'en prennent aux femmes non voilées, mettent en place des pseudo-tribunaux qui condamnent à mort au nom de la charia. Leurs bandes criminelles mettent le feu aux magasins qui vendent de l'alcool. Ce sont des agissements de brutes fascistes". Quand on me demande si j'ai eu tort, je pense à cet ami irakien cloîtré chez lui et qui m'a dit : "Tous les jours tu effaces quelqu'un de ton portable parce qu'il a été tué. Par les Américains, par les djihadistes, par les milices - dans la plupart des cas on ne le saura jamais." Alors oui, je me dis que j'ai eu tort. Horriblement tort. J'ai un argument faiblard, comme beaucoup de partisans de la guerre en train de virer de bord : le principe de l'invasion était bon, mais c'est le gouvernement Bush qui a merdé. " Tu parles, m'a rétorqué une amie antiguerre, était-il si difficile d'imaginer qu'un George Bush se plante dans l'invasion illégale d'un pays arabe ?"

    Elle a raison : il n'y avait aucun idéal platonicien de l'invasion parfaite à soutenir. Il n'y avait que George Bush, avec ses bombes à fragmentation, son modèle économique tout-FMI et ses raisonnements bidon : il a dicté sa guerre, à sa façon, avec cette odeur de pétrole qui flotte sur tout ce qu'il fait. Et il était illusoire, on le sait aujourd'hui, de compter sur une quelconque influence de Tony Blair, lui qui refuse même de condamner le camp de torture de Guantanamo.

    C'était pourtant clair dès le début : avec les hommes de George Bush, le désastre était assuré. Mais qui aurait pu penser qu'ils déclencheraient un phénomène de torture de masse, que plus de 10 000 personnes disparaîtraient sans procès dans les prisons secrètes irakiennes ? C'est simple : tous ceux qui ont suivi les exploits en Amérique centrale des mêmes individus, les Donald Rumsfeld et les John Negroponte, dans les années 1980. Qui aurait imaginé qu'ils utiliseraient des armes chimiques dans une ville habitée par des civils, Fallouja ? Tous ceux qui savent que M. Bush n'a signé aucun traité sur les armes chimiques et que Donald Rumsfeld en a fourgué tant qu'il a pu à des tyrans. Qui aurait envisagé qu'ils privatiseraient massivement l'économie irakienne et feraient flamber le chômage à 60 % - la meilleure garantie de conflit ethnique ? Tous ceux qui se rappellent les thérapies de choc en Russie, en Argentine ou en Asie. Qui aurait cru qu'ils annuleraient les crédits de reconstruction, alors que la distribution d'électricité et d'eau est pire que sous Saddam Hussein ? Tous ceux qui connaissaient leur désengagement, chez eux, du secteur public.

    Bien sûr, j'ai toujours su que l'administration Bush voulait avant tout s'assurer le contrôle stratégique des ressources pétrolières. Mais je me disais qu'on pouvait tolérer cette logique répugnante si c'était pour améliorer la situation en Irak. Encore bouleversé par ma visite au pays de Saddam Hussein, je savais que les Irakiens n'avaient qu'une hâte : être débarrassés de leur dictateur, peu importe comment.

    Je pensais à la terreur infligée au "peuple des roseaux", les Madanes (privés de leurs marais et affamés sous Saddam Hussein), et je me disais que cela ne pouvait pas être pire. Comme la plupart des Irakiens, je ne voyais pas qu'une guerre tordue déboucherait sur une occupation tordue ; que dans Bagdad livrée au pillage, l'armée serait envoyée pour garder le ministère du pétrole, pas les hôpitaux. Et ce n'était qu'un début.

    Mais il est trop facile de se repentir ici, au calme. Les opposants à la guerre n'avaient pas eu à affronter les salles de torture de Saddam Hussein, et moi, je ne suis pas terré chez moi, tremblant, une kalachnikov à la main. C'est pourtant ce que vivent des millions d'Irakiens. Sans parler de tous ceux qui sont morts, à cause des raisonnements de gens comme moi.

    A part Tony Blair et George Bush, à peu près tout le monde y est allé de son mea culpa contrit. Et maintenant ? Iyad Allaoui, l'homme que les Américains s'efforçaient d'imposer avant qu'un mouvement de désobéissance civile emmené par l'ayatollah Sistani rende les élections inévitables, affirme que la guerre civile a déjà commencé. Certains commentateurs de droite ont une fâcheuse tendance à faire porter le chapeau aux Irakiens : on pensait que vous feriez comme les Tchécoslovaques, les gars, mais bon, si vous préférez faire comme les Yougoslaves, pas de problème. D'autres murmurent que l'Irak aurait "besoin d'un Saddam" qui le tienne. Sauf que nous ne sommes pas devant une guerre civile comme au Rwanda ou dans les Balkans, où les voisins se taillaient mutuellement en pièces. C'est une guerre civile imposée d'en haut, livrée par une minorité faite de milices qui prétendent combattre pour préserver l'unité irakienne - à l'exception des djihadistes d'Al-Zarkaoui, très peu nombreux. Jusqu'en 2003, plus de 20 % des mariages irakiens se faisaient entre sunnites et chiites. Les maris vont-ils se retourner contre leur épouse, les mères contre leurs fils ?

    Une solution se dessine. Les sondages montrent que la plupart des milices sont soutenues par la population parce qu'elles s'opposent à l'occupation étrangère. Le meilleur moyen de les priver de cet appui est donc de retirer les troupes de la coalition, et tout de suite. Les Irakiens l'ont bien compris : une enquête menée récemment par le ministère de la défense a montré que 80 % des Irakiens souhaitent le départ "immédiat" des troupes afin de pouvoir eux-mêmes s'occuper des djihadistes et des fondamentalistes. Comme en écho, un sondage de l'institut Zogby auprès des soldats américains a révélé que 72 % sont favorables à un désengagement dans l'année. Guerre surréaliste entre occupés et occupants malgré eux.

    Certes, le retrait risque de créer un vide politique qu'exploiteraient les milices, mais c'est déjà le cas aujourd'hui. Il est donc grand temps de quitter l'Irak. Reste une question lancinante : le gouvernement Bush va-t-il renoncer au pétrole irakien après avoir dépensé 200 milliards de dollars pour s'en emparer, simplement parce que le peuple irakien et ses propres soldats le lui demandent ?

     

    © The Independent
    Traduit de l'anglais par Julie Marcot
     

    L'appel des résistants.

    texte à prendre et à reproduire sur tous vos blogs, si vous le voulez !!!

    L'appel des résistants

    Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre(1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et soeurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte.

    Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d' accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais :

    Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des " féodalités économiques " , droit à la culture et à l'éducation pour tous, une presse délivrée de l'argent et de la corruption, des lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales,alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l' Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie.

    Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations,institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau "Programme de Résistance " pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales.

    Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.

    Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : " Créer, c'est résister. Résister, c'est créer ".

    Signataires :

    Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey.

    Article 35. Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen 24 juin 1793

     

    La vidéo : http://www.alternatives-images.net/

    trêve de plaisanteries.... Ouvrons les yeux regardons en face.

     
     
    Vous voulez savoir pourquoi ce monde me rend contestataire....Et pourquoi j'ai du mal à garder le silence, même si j'ai du mal à m'exprimer.
     
     
     
     
    Ne me ditent pas qu'on n'y peu rien...
     
     
     
     
     20 % de la population se partage 80% des ressources qu'offre notre planete !!!
     
     
     
    On voit bien à quoi elle sert votre fameuse Technique et à qui profite la croissance...
     
     
    A l'heure où on va sur mars, en oubliant la terre.
     
     
     
     
     
    Non !! vraiment ne me dites pas qu'on n'y peux rien. Il y a un proverbe que j'aime bien en ce moment :
     
    " Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir "

    Et oui M. Denis Robert, toutes les vérités ne sont pas bonne à dire.... courage !!



     


    Extrait de Politis du 2 mars :

    ROBERT LE FOU. Denis Robert est fou. Cet ancien journaliste de Libération s’est lancé, voici quelques années, dans une aventure à hauts risques. En enquêtant sur une grande banque luxembourgeoise, Clearsteam, spécialisée dans les activités de compensation interbancaires (virements informatiques de comptes à comptes), il a mis la main sur ses comptes cachés, ses écritures effacées, les preuves de son activité de blanchiment d’argent sale. Il a tout raconté dans un essai, Révélation$ (2), qu’on vous a chaudement recommandé en son temps, mais que la « grande presse » a soigneusement étouffé. Ou jugé irrecevable, exagéré, non fiable. Épaulé par un éditeur courageux, Laurent Beccaria (qui est aussi l’éditeur de Verschave, ce n’est pas sans rapport), Robert s’est battu comme un diable, a multiplié les débats dans les cercles militants, appuyé son livre par un film (diffusé sur Canal +, coup de chapeau au passage à l’ami Moreira ...), puis un autre livre, La Boîte noire (3), qui prolonge et éclaire le premier. Non sans résultats : une enquête parlementaire (Montebourg et Peillon) a largement confirmé ses dires, le patron de Clearsteam a giclé. Puis, plus rien. La vie continue, et les pratiques occultes. Et Robert fait face, avec son éditeur, à des emmerdements judiciaires à répétition (4). Il gagne, du reste, ses procès : mais l’adversaire a les moyens et ne le laisse pas en paix. Bataille épuisante, coûteuse, admirable. Cette fois, après ceux de la banque-lessiveuse (toujours pendants en appel), c’est aux assauts de l’Etat luxembourgeois qu’il se trouve confronté. Mouillé jusqu’à l’os, le Grand Duché (dont le ministre de la Justice est aussi celui du Trésor et du Budget !) assigne le journaliste-écrivain. Denis Robert a besoin qu’on l’aide à tenir, il le mérite amplement. Une pétition est en cours pour exiger qu’on lui lâche la grappe (5). Signez-là, faîtes la signer (et demandez-vous au passage pourquoi tous ces farouches défenseurs de la liberté d’expression, si actifs ces temps-ci quand il s’agit de Mahomet, tardent à monter au créneau dans un combat qui concerne bien davantage notre société, nos valeurs, notre démocratie ...)

    Et surtout, achetez La domination du monde, lisez-le, faîtes le lire autour de vous. Rejoignez le fan-club de Robert le fou !

    OUVREZ LES YEUX ! LA SOLUTION EST DANS LA REVOLUTION !!

    discours, trop peu célèbre est plus que jamais d'actualité

    " Nous sommes face à un véritable conflit entre les multinationales et les Etats. Ceux-ci ne sont plus maîtres de leurs décisions fondamentales, politiques, économiques et militaires à cause de multinationales qui ne dépendent d'aucun Etat. Elles opèrent sans assumer leurs responsabilités et ne sont contrôlées par aucun parlement ni par aucune instance représentative de l'intérêt général.
     
    En un mot, c'est la structure politique du monde qui est ébranlée. Les grandes entreprises multinationales nuisent aux intérêts des pays en voie de développement. Leurs activités asservissantes et incontrôlées nuisent aussi aux pays industrialisés où elles s'installent "
     
    ( Salvador Allende, Discours à l'ONU, Decembre 1972 )
     
     
    Le 11 septembre 1973, Salvador Allende, dit "el Chicho", président démocratiquement élu et père d'une révolution pacifique sans précédent en amérique latine se donnait la mort à la suite du coup d'état perpetré par Augusto Pinochet et traité en sous-main par la CIA.

    La légitimation du combat de citoyens contre les multinationales

     Nouvelle victoire pour les faucheurs
     
     
     
    de Pauline Lecuit

    Le tribunal correctionnel de Versaille a estimé que l’action des membres de la Confédération paysanne qu’elle jugeait ce jeudi pour avoir arraché des plants transgéniques avait été motivée par "l’état de nécessité"

    La 6e chambre du tribunal correctionnel de Versailles a relaxé les 9 membres de la Confédération paysanne poursuivis pour la destruction, le 22 juillet 2003, d’une parcelle de maïs transgénique à Guyancourt, dans les Yvelines. Les magistrats ont estimé que leur action avait été motivée par "l’état de nécessité" face à la diffusion des semences génétiquement modifiées. Le procureur avait requis trois mois de prison avec sursis.

    "Légitimation du combat"

    Il y a un mois, le tribunal correctionnel d’Orléans avait lui aussi relaxé 49 faucheurs aux mêmes motifs, précisant que l’état de nécessité "résulte de la diffusion incontrôlée de gènes modifiés qui constitue un danger actuel et imminent pour le bien d’autrui" et qu’en ce sens, "il peut être la source d’une contamination et d’une pollution non désirée".

    A leur sortie du tribunal de Versailles, les militants ne cachaient pas leur joie. Geneviève Savigny saluait "une grosse victoire syndicale", René Louail, un autre agriculteur, la légitimation du "combat de citoyens contre les multinationales qui veulent implanter les OGM sur notre territoire". La parcelle de maïs transgénique arrachée sur le site de l’Inra (Institut national de recherche agronomique) appartenait au Groupe d’étude et de contrôle des variétés et de semences (GEVES). Leur forfait accompli, ils avaient déposé ensemble des fleurs de maïs devant la mairie de Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, à proximité du siège de la Confédération paysanne.

    "La matérialité de l’infraction de destruction et de dégradation d’un bien appartenant à autrui", aggravée de la mention de délit commis "en réunion", a toutefois été retenue contre les militants. Le parquet de Versailles a annoncé qu’il ferait appel du jugement.

     

    http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=2053

    SERVICE CENTRAL DE PRÉVENTION DE LA CORRUPTION

    En réalité depuis les déclarations de Bernard Challe en 1994 (voir 04-20), rien n'a changé, si ce n'est que la situation s'est encore aggravée. De l'aveu même d'un procureur, toutes les banques utilisent les mêmes méthodes délictueuses, et violent de ce fait la législation en vigueur. Or de son aveu même, il est impossible d'en sanctionné une, sans que toutes les autres se rendent en masse à Bercy pour protester. Les uns sont contraonts de respecter les lois, quand aux autres, ils sont autorisés à les violer en toute impunité.
     
     
    mais pensez à revenir lire la suite de mon blog, si vous zappez sur ce site.
     Je ne sais pas comment faire pour que qu'un lien mis ouvre une autre fenetre.

    L’état de nécessité !!

     Faucheurs volontaires contre Montsanto : Victoire par K.O
     
    Le tribunal d’Orléans vient d’innocenter 49 faucheurs volontaires et de débouter procureur et Monsanto .

    Les 49 "faucheurs volontaires" poursuivis pour le fauchage de parcelles de maïs génétiquement modifié dans le Loiret en 2004 et 2005 ont été relaxés vendredi 9 décembre par le tribunal correctionnel d’Orléans qui a reconnu le bien fondé de "l’état de nécessité" de leur action.

    Selon le tribunal, les prévenus ont "apporté la preuve qu’ils (avaient) commis une infraction de dégradation volontaire de bien d’autrui en réunion, pour répondre de l’état de nécessité qui résulte du danger de diffusion incontrôlée de gènes provenant des organismes génétiquement modifiés, dont la dissémination avait été autorisée par la loi française, contrairement au droit constitutionnel européen".

    Les parcelles de Monsanto

    Les 49 prévenus étaient poursuivis pour "dégradation grave du bien d’autrui commise en réunion", en l’occurrence des parcelles ensemencées par le géant américain de l’agrochimie Monsanto.

    Le 28 octobre, à l’issue du procès qui avait duré deux jours, le procureur Alex Perrin avait requis des peines de trois mois de prison avec sursis à trois mois ferme. Le jugement avait été mis en délibéré.

    Quarante-quatre d’entre eux étaient poursuivis pour un fauchage commis le 14 août 2004 à Greneville-en-Beauce. Cinq autres, ainsi que trois du groupe des 44, répondaient également d’une autre action menée le 7 juillet 2005 à Greneville-en-Beauce et à Neuville-aux-Bois. Monsanto avait porté plainte contre les deux fauchages.

    "Etat d’urgence"

    "J’insiste sur l’urgence de la situation et le risque d’irréversibilité. Je souhaiterais ne pas être là, mais je ne vois pas d’autres solutions que nos actions puisqu’il n’y a pas de débat" sur les organismes génétiquement modifiés, avait déclaré Francine Bavay, élue des Verts et vice-présidente de la région Ile-de-France, à la barre du tribunal.

    Avec les OGM, "on met la charrue avant les boeufs. Je suis ingénieur, chercheuse et je sais que le retard dans une décision crée des catastrophes. C’est notre responsabilité d’alerter", avait ajouté l’élue verte devant le tribunal correctionnel.

    La Confédération paysanne se félicite

    La Confédération Paysanne s’est félicitée vendredi de la décision du tribunal.

    "Cette importante victoire renforce la détermination de la Confédération Paysanne et des organisations qui s’opposent aux OGM à continuer la lutte contre Monsanto et les multinationales qui veulent imposer à la société une agriculture industrielle sans paysans, dont les OGM sont une composante essentielle", a affirmé le syndicat agricole dans un communiqué.

    Mamère applaudit

    Noël Mamère, député-maire de Bègles en Gironde, a applaudi à ce jugement.

    "C’est une grande victoire, la première des faucheurs volontaires devant les tribunaux", a déclaré le député, lui-même poursuivi à Toulouse pour fauchage d’OGM. "Cela prouve que le combat des faucheurs est juste et doit être poursuivi jusqu’à ce que les transnationales de l’agro-chimie capitulent devant la force de la loi et de la société", a-t-il indiqué, souhaitant "que cette décision historique ait un impact sur les politiques et que la France accepte enfin de débattre de cette question qui menace la biodiversité".

     

    http://permanent.nouvelobs.com/societe/20051209.OBS8299.html

    sarkozy ! refuse ce contrat SI TU AS DES C...

    Rajouter le lien de mon blog au votre,  s'il vous pait. Je veux faire connaitre ce blog au maximum de personne !! y ouvrir de vraies réflexions entres personnes constructives. Pour pourquoi pas le faire évoluer et lui donner une forme encore plus propice à une réflexion libre, respectueuse des opinions et qui place l'individualisme AUSSI au service du collectif en cherchant des altérnatives à la pensée unique.  Si vous avez des blogs qui vous semblent mériter une attention particuliére , n'hésitez pas à m'en faire part ! Merci et bonne lecture...

    SI NOUS MARCHONS VERS LE MEME ENDROIT MAIS PAS PAR LES MEMES CHEMINS ALORS FAISONS NOUS CONNAITRE AFIN DE NOUS UNIR !!

     

    Le contrat tacite des gens qui dorment...

     

    1) J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants;

    2) J'accepte d'être humilié ou exploité a condition qu'on me permette a mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale ;

    3) J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que le prise en charge de la société a ses limites ;

    4) J'accepte de rémunérer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement). J'accepte aussi qu'elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients ;

    5) J'accepte que l'on congèle et que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année ;

    6) J'accepte qu'il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu'on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états ;

    7) J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix. J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et faire tourner l'économie mondiale ;

    8) J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution, s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte ;

    9) J'accepte que l'on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer ;

    10) J'accepte que l'on divise l'opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système. J'accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux ;

    11) J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront ;

    12) J'accepte l'idée que le bonheur se résume au confort, l'amour au sexe, et la liberté à l'assouvissement de tous les désirs, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie ;

    13) J'accepte que la valeur d'une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu'on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu'on l'exclue du système si elle n'est plus assez productive ;

    14) J'accepte que l'on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l'éducation et de la santé des générations futures ;

    15) J'accepte que l'on mette au banc de la société les personnes agées dont l'expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l'univers) nous savons que l'expérience ne se partage ni ne se transmet ;

    16) J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident. je sais qu'entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous ;

    17) J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l'avenir de la vie et de la planète ;

    18) J'accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement. J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale ;

    19) J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts ;

    20) J'accepte que les multinationales s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés. Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l'homme et du citoyen, nous n'avons pas le droit de faire de l'ingérence ;

    21) J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honneteté douteuse et parfois même corrompus. je pense d'ailleurs que c'est normal au vu des fortes pressions qu'ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise ;

    22) J'accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l'agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident ;

    23) J'accepte que le reste de la planète, c'est-à-dire quatre milliards d'individus, puisse penser différemment à condition qu'il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d'expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives ;

    24) J'accepte l'idée qu'il n'existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d'une conscience et d'un langage, ce n'est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte ;

    25) J'accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu'aujourd'hui tout ceci n'existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l'entendons sans cesse dans nos discours politiques ;

    26) J'accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l'explication du mystère de nos origines. Et j'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants ;

    27) J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine ;

    28) J'accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature. J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger ;

    29) J'accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent ;

    30) j'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l'améliorer ;

    31) J'accepte d'être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux ;

    32) J'accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez ;

    33) J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.

    Si vous êtes contre, vous pouvez toujours mettre en oeuvre les ressources de l'amitié et de l'amour, de la fraternité et de la responsabilité partagée, réfléchir, concevoir, oser et tisser, comme le permet l'internet, la toile d'une araignée non pas venimeuse mais salvatrice.


    Fait par Amitié sur la Terre, le 11 septembre 2003.

    La mondialisation : deux univers sur une seule planète

     La mondialisation : deux univers sur une seule planète
     
    de Rémy Piperaud

    9 millions d’êtres humains meurent de faim chaque année ; nous disposons des ressources suffisantes pour nourrir 12 milliards d’individus. 9 millions, c’est également le nombre de millionnaires qui vivent aux Etats-Unis, où Microsoft a réalisé 12 milliards de dollars de bénéfice net cette année...

    Les 200 hommes les plus riches du monde possèdent autant que les 2 milliards 300 millions les plus pauvres. Par ailleurs, le scandale productiviste de l’Erika avait coûté 2 milliards 300 millions de francs au total.

    1 milliard d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté. 1 milliard d’euros, c’est le budget qu’avait débloqué le conseil régional pour « Paris 2012 »...

    Chaque vache de l’UE reçoit 3$ de subvention par jour ; 46% des Africains vivent avec moins de 1$ par jour.

    Pendant ce temps en 2003, le blanchiment d’argent au niveau mondial est de l’ordre de 500 à 1000 milliards d’euros. 500 milliards de dollars, c’est le budget publicitaire annuel moyen des pays riches et 1000 milliards, le budget militaire de la planète...

    Et on voudrait nous faire croire que la mondialisation néo-libérale nous conduit vers un grand « village-monde » démocratique, et que la lutte des classes comme la répartition égalitaire des richesses produites ne seraient que des chimères appartenant au passé... Aujourd’hui, ils mondialisent la misère, alors mondialisons la colère !

    Sources : ONU (FAO), UNICEF, Forbes, Service central de prévention de la corruption.

    http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=20785